Un mystérieux petit animal croise votre route : Je souhaite que tu passes un contrat avec moi. En échange, j'exaucerais n'importe lequel de tes voeux.
 

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 [Parc Jouvence] La tête ailleurs

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MessageSujet: [Parc Jouvence] La tête ailleurs   Dim 12 Fév 2017 - 18:50
Parc Jouvence:
 


 Gamaliel avait profité d’un peu de temps libre pour se rendre dans un des parcs de la ville. Le choix du parc n’avait pas été très facile parce qu’il y en avait beaucoup à Palema, mais il finit par jeter son dévolu sur le Parc Jouvence, vu qu’il était assez connu et lié au folklore local, avec cette légende un peu idiote qui parlait d’un vœu réalisé près de la fontaine au centre du parc. En soi, la dimension historique du lieu n’avait pas beaucoup d’importance pour l’étudiant, qui était venu là pour trouver de l’inspiration. Il s’accrochait en effet toujours au maigre espoir d’être capable de peindre une toile qui ressemblerait à quelque chose, et s’était finalement décidé à venir prendre des photos d’un lieu naturel à tenter de reproduire chez lui, utilisant au passage un pauvre appareil d’entrée de gamme. Ce n’était pas ce qu’il y avait de mieux pour capturer les couleurs et l’atmosphère du lieu mais il n’avait pas vraiment le choix. Son budget le limitait à ça ou à se ridiculiser en public en tentant de peindre à l’air libre – et il n’allait pas faire ça.

 Finalement, il n’avait pas pris tant de photographies que cela, en partie parce que la qualité n’était probablement pas suffisamment bonne pour en tirer quelque chose – l’appareil jouant un grand rôle sur le résultat final – et en partie parce qu’il avait l’esprit ailleurs, avec tout ce qu’il se passait en ce moment. Du coup, il s’était arrêté dans un coin du parc, profitant du soleil et l’atmosphère plutôt chaude pour une journée d’hiver, et il regardait les passants en jouant avec son appareil et les touffes d’herbes qui n’avaient pas disparues. Il y avait pas mal de monde et certaines personnes semblaient même mettre quelques piécettes dans la fontaine, dans ce geste symbolique qui ne servait pas à grand-chose d’autre que d’être récupéré par les services publiques lors des opérations de nettoyage. La plupart des gens étaient en couple, et venaient s’extasier devant la fontaine, priaient quelques instants, demandant sans doute une sorte de bonheur éternel, et repartaient en sautillant joyeusement, mais il n’y avait que de tels personnes dans le parc. Son regard s’arrêta tout naturellement sur une femme avec des bébés, la seule du parc ce qui attirait son attention.

 Au bout d’un moment, il s’aperçut que l’un des enfants venait de faire tomber son doudou, ce qui n’était pas grand-chose. Sauf qu’il comprit également que leur mère – puisqu’il s’agissait probablement de leur mère, ou peut-être d’une nounou – n’avait pas remarqué ce fait et poursuivait sa visite, laissant en plan l’une des sources majeures de réconfort de son enfant. Ou en tout cas, c’était le genre d’opinion que Gamaliel avait sur les doudous, puisqu’on lui avait dit qu’il s’agissait de l’une des plus précieuses possessions qu’il avait eues. De fait, il décida de se lever et d’attraper le doudou pour aller le rendre à la mère des deux bébés, se disant qu’il valait mieux pour les enfants que quelqu’un le leur rapporte. Et puis, cela ne lui coûtait rien de le faire. Il finit donc par rattraper la mère, le doudou à la main, et lui adressa la parole en la regardant en même temps

« - Excusez-moi, ils ont fait tomber leur doudou. » Annonça-t-il donc en le tendant et en essayant de regarder son interlocuteur dans les yeux pour être poli.

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MessageSujet: Re: [Parc Jouvence] La tête ailleurs   Dim 12 Fév 2017 - 19:23
Les jumeaux grandissent bien. Doc' est formel, ils sont en parfaite santé et très éveillés. Pourtant, les avoir à mes côté ne suffit pas à gommer l'absence douloureuse de la présence de leur père. J'avais espéré qu'ils puisent se libérer pour la visite médicale des petits mais visiblement, son emploi du temps avait encore eu le dessus. Au fond de moi, je ne sais plus trop si je dois encore y croire. A nous 4, enfin réunis pour de bon. Je le voudrais tellement mais depuis que ces révélations me sont tombées dessus, je dois bien avouer que je ne sais plus trop ce qui serais vraiment le mieux. Pour eux, pour nous. pour moi également.

J'entend vaguement Hana gazouiller alors que Julian dodeline de la tête. Il ne va tarder à s'endormir, c'est une évidence. Mon sourire revient automatiquement en les contemplant ainsi. Tous deux si calmes, si sereins. Tellement innocents et inconscients de tout ce qui les entoure. Je les envie parfois, surtout la nuit quand eux jouissent du sommeil du juste alors que le mien est absent. J'avance tranquillement, à allure modérée dans ce parc que je connais peu encore mais que je trouve plutôt agréable.

« - Excusez-moi, ils ont fait tomber leur doudou. »

La voix qui résonne toute proche, inconnue, me fait violemment sortir de mes pensées. Non aucune présence hostile à l'horizon. Du moins pas dans mon champs de vision. Juste un jeune homme tenant dans sa main un petit tigre en peluche que je reconnais instantanément. Oui, celui de Julian manque à l'appel, il a du finir de le lâcher en s'endormant. Je me permets un léger soupir de soulagement en réalisant la catastrophe à laquelle je venais d'échapper.

"- Merci, beaucoup, c'est vraiment gentil de votre part. Mon fils aurait vraiment été malheureux sans sa peluche préférée. "

Je lui souris gentiment, l'observant aussi avec un brin de curiosité. Il a un appareil photo autour du cou mais pas d'autre matériel. Sans doute un amateur donc. Vu son âge, il doit être étudiant ou jeune diplômé. Je viens récupérer le petit tigre avant de venir le glisser avec précaution mais habitude aux côtés de mon petit endormi. Hana babille un peu, pour que la poussette se remette en marche. Elle apprécie le mouvement de balancier de cette dernière.

"- Et voilà. Comme ça, il ne s'en sera même pas rendu compte. Franchement, quelle mère indigne je fais. Je n'avais même pas remarqué ça. Désolée mon coeur... "

Mes doigts passent avec douceur sur le front de Julian, qui se met à parler gazouiller en dormant. Oui, repose-toi, tu as raison. Faisant doucement avancer et reculer la poussette afin de donner l'illusion du mouvement à Hana qui elle est bien éveillée, je reporte mon attention sur mon jeune sauveteur de la journée.

"- Comme il ne sait pas encore parler, laissez-moi encore vous remercier à sa place.  "


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MessageSujet: Re: [Parc Jouvence] La tête ailleurs   Dim 12 Fév 2017 - 21:21
Gamaliel s’inquiétait tout de même un petit peu, en tendant le doudou à l’inconnu. Pas parce qu’il y avait de quoi s’inquiéter, mais parce que c’était le propre de l’esprit humain que de faire douter ceux qui commettait l’erreur de réfléchir à des choses trop simples, cachant l’évidence à leur vue par des tours de passe-passe faisant croire que la réalité ne pouvait être aussi simple que cela. Cette sensation, qui s’accompagnait d’une légère gêne se dissipa tout naturellement lorsque la mère des deux enfants le regarda et qu’ils commencèrent à interagir. En voyant que l’autre réciproquait l’acte social, on devenait plus confiant en celui-ci et les petits soucis du début disparaissaient pour laisser le champ libre à la discussion.

 Il hocha donc la tête, un léger sourire aux lèvres, en apprenant qu’il s’agissait là du doudou préféré de son enfant. Ce n’était pas quelque chose qu’il imaginait clairement, mais le malheur qui aurait pu s’abattre sur l’enfant s’il n’avait pas retrouvé son compagnon était évident aux yeux de l’étudiant. C’était bien pour ça qu’il avait ramassé celui-ci et avait fait l’effort totalement minime de le rendre à son propriétaire, qui n’avait d’ailleurs pas l’air réveillé maintenant qu’il était en mesure de jeter un petit coup d’œil sur les deux enfants et de les regarder un peu plus qu’auparavant. C’était sans doute pour cela qu’il n’avait pas crié en lâchant la peluche. Sa tête pencha d’ailleurs un petit peu sur le côté lorsque son interlocutrice mentionna être une mère indigne, ce qui était une absurdité, mais il ignora totalement cette remarque qui ne paraissait pas vraiment intentionnelle, et semblait plutôt appartenir à cette catégorie de phrases qui englobe celles dans lesquels on en vient toujours à dramatiser les choses.

« - C’est naturel, rendre son doudou à un enfant qui le perd est une chose tout à fait normale, tu sais ? »

 En répondant à la mère des deux enfants, Gamaliel était honnête avec lui-même. Rien de ce qu’il n’avait fait ne demandait grand-chose et il lui semblait que la majorité des gens aurait fait de même dans sa situation. C’était d’ailleurs, il en avait conscience, un peu comme cela qu’il fonctionnait dans sa vie. Faire des choses plus parce qu’elles lui semblaient normales que parce qu’il était mû par une force supérieure ou une passion qui l’entraînerait vers l’avant. Et c’était aussi comme ça, avait-il fini par conclure, que la plupart de ses connaissances fonctionnaient, faisant des choses naturellement et se retrouvant confrontées à des problèmes comme tout un chacun. D’ailleurs, son ton s’était relâché et il était devenu un peu plus familier, sans doute parce que voir sa réaction lorsqu’elle avait appris qu’elle avait failli perdre le doudou de son enfant la rendait profondément humaine, permettait une forme d’empathie avec elle.

« - Ils ont l’air jeunes en tout cas, ça fait longtemps qu’ils sont nés ? »

 Sa question fusa naturellement, s’intéressant aux enfants qu’il voyait. Ils avaient l’air de tenir à cœur à la femme avec laquelle il était en train de discuter, alors il s’était dit qu’il allait poser quelques questions là-dessus, parce qu’il se sentait suffisamment à l’aise pour poursuivre la conversation – ou plutôt en entamer un vraie. Même si l’une de ses mains ne pouvait pas s’empêcher de bouger un peu nerveusement, sans qu’il ne puisse vraiment la contrôler, puisqu’il pensait toujours à ce qui se passait dans sa vie. Le stress qui remontait un peu, comme lorsqu’il avait commencé à prendre des photos. Alors, il décida d’enchaîner tout aussi naturellement, en remarquant ce qui lui semblait évident – mais il n’était pas vraiment gêné à l’idée de dire une évidence.

« - En tout cas, tu as l’air d’être une bonne mère. » Dit-il donc, en écho à ce qu’elle avait dit auparavant.

 C’était vrai, ça. Pour preuve, elle était en train de déplacer d’avant en arrière la poussette de ses enfants, ce qui avait l’air de les calmer. Son attention était clairement tournée vers ses enfants, même s’ils étaient à présent en train de discuter.

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MessageSujet: Re: [Parc Jouvence] La tête ailleurs   Lun 13 Fév 2017 - 19:05
« - C’est naturel, rendre son doudou à un enfant qui le perd est une chose tout à fait normale, tu sais ?  »

"- Certains n'auraient pourtant pas pris la peine de se déranger pour si peu. "

Je note qu'il me tutoie, comme si tout cela était parfaitement naturelle. Toujours méfiante, je me rappelle également de mon voeu et du pouvoir qui en découle. Oui, c’est vrai. Un simple échange banal et même là, ce dernier s'active de lui-même. Au moins ainsi, je sais que je n'ai rien à craindre de lui. Mon pouvoir ne peut pas modifier la nature même de la personne me faisant face, seulement l'influencer, à mon avantage, rien de plus.

« - Ils ont l’air jeunes en tout cas, ça fait longtemps qu’ils sont nés ?  »

"- Ils souffleront leur première bougie d'ici un bon mois. Mais pour moi, c’est toujours comme s'ils étaient arrivés juste hier. "

C’est dans ce genre de moments que je réalise à quel point le temps peut passer. Et à quel point la vie peut se révéler fragile également. Combien de combats ais-je déjà menés et devrais-je encore gagner pour le protéger, eux plus que tout? Combien de bons souvenirs avons-nous pu réellement partagés comme une vraie famille? D'autant plus que ces derniers mois ne m'ont guère épargnés dans cette guerre inconnue mais bien réelle qui est la mienne depuis le passage de ce maudit chat blanc.

« - En tout cas, tu as l’air d’être une bonne mère. »

"- Vraiment? Merci, c’est gentil. "

Oui, c’est sans doute une remarque idiote mais à force de passer mon temps seule et loin de tous, je n'ai pas souvent de regard extérieurs capables de me faire un retour sur mon rôle de mère. Pas de famille ni de belle-famille, à peine le Doc', trop rarement David et occasionnellement Sarah lorsqu'elle me les garde mais autant dire que cela fait peu. Alors, oui. Ces paroles me rassurent, sincèrement.

"- Mais bon, j'ai de la chance. Ce sont des enfants très agréables à vivre aussi. La demoiselle est la plus remuante des deux alors tant que je la garde à l'oeil, en général tout va bien. N'est-ce pas Hana?"

Reconnaissant son prénom, ma fille lève son regard vers nous, qui m'arrache un pincement au cœur. Ses pupilles, ce sont les mêmes. Et les siennes me manquent tellement. La voyant venir tendre les bras, je fais quelques pas de plus afin de venir arrêter la poussette devant un banc libre avant de venir la prendre dans mes bras et de m'asseoir tranquillement, observant son sourire à présent pourvu de ravissantes petites quenottes. Oui, tu es adorable et tu le sais.


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MessageSujet: Re: [Parc Jouvence] La tête ailleurs   Mar 14 Fév 2017 - 3:34
La gentillesse n’avait d’ailleurs pas grand-chose à voir avec ce qu’il venait de dire, qui était plutôt de l’ordre de l’observation objective pour l’étudiant, même s’il aurait dû admettre ne pas y connaître grand-chose sur le sujet des mères, lui eut-on posé la question. Après tout, c’était là une chose qu’il n’avait jamais connue qu’être un parent, et qu’il ne connaîtrait sans doute pas avant bien longtemps, s’il se décidait de faire le choix d’avoir des enfants un jour ou l’autre. Pourtant, son interlocutrice ne semblait pas être beaucoup plus vieille que lui, peut-être quelques années de plus. Gamaliel ne savait pas vraiment s’il se faisait vieux ou s’il s’agissait plutôt d’un cas isolé. En tout cas, il n’avait pas eu l’impression que ses amis en soient déjà à ce niveau-là. Il savait en tout cas que ce n’était pas le cas pour Bibi, sinon il en aurait entendu parler. Pareil sans doute pour Stella, et les autres personnes avec lesquelles il interagissaient assez souvent – mais ils avaient tendance à être un peu plus jeunes que lui.

« - Ca doit être difficile d’être mère aussi jeune. » Se contenta-t-il de remarquer.

 Les grandes étapes de la vie d’une personne, quelle qu’elle soit, se ressemblaient souvent en ce point, tout du moins du point de vue de l’étudiant, pour lequel l’indépendance n’était pas arrivée aussi simplement qu’il l’aurait pensé au début. Pareil pour ses relations de couple, qui s’étaient retrouvées sujettes à complications ou ses études, ayant pris un tournant inattendu lorsqu’il avait décidé de se consacrer aux études de genre. Une fois encore sa vie paisible s’était retrouvée perturbée d’une manière qu’il n’avait pas prévue lorsqu’il s’était retrouvé à collaborer avec Russel au sein d’une agence de détective. Et maintenant, il devait faire jongler tout cela avec l’emploi à temps partiel qu’il tenait auparavant, ce qu’il devait encore rendre pour finir ses études, et le fait que tout son emploi du temps avait été bouleversé plusieurs fois. Il voyait Stella moins souvent, par exemple, et s’il n’avait pas besoin de la jeune fille pour vivre, ce changement le faisait se sentir un peu seul de temps à autre. C’était un peu pareil pour Bibi, vu qu’il n’avait plus aussi souvent l’occasion de se rendre dans l’association d’étudiants qu’ils avaient en commun.

« - Moi, je viens à peine de commencer à travailler et je me sens déjà débordé, entre le fait de finir mon mémoire de fin d’année, de faire de mon mieux dans mon emploi, et d’adapter ma vie sociale à tous ces changements. » Se confia-t-il comme s’il s’agissait de la chose la plus normale au monde, vu qu’il était en train de discuter avec quelqu’un avec qui le courant semblait bien passer et qui était probablement plus expérimenté de que lui dans toutes ces affaires de la vie.

 Il regarda la petite fille qu’on lui avait un peu plus tôt présenté sous le nom d’Hana. S’il avait eu à s’occuper de quelque chose comme ça en même temps que tous les problèmes qu’il avait déjà, même si ceux-ci n’étaient pas objectivement graves, il aurait sans doute craqué. Ou peut-être pas, mais il lui aurait été difficile de trouver un équilibre dans sa vie. Il tenta de tendre un petit le bras vers le bébé, mais finit par se raviser, se disant qu’il valait mieux la laisser tranquille dans les bras de sa mère plutôt que de venir la déranger.

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MessageSujet: Re: [Parc Jouvence] La tête ailleurs   Mar 14 Fév 2017 - 20:39
« - Ca doit être difficile d’être mère aussi jeune.»

"- Oui et non. Finalement, être mère, c'est avant tout un état d'esprit. Et aussi une bonne dose d'organisation et d'adaptabilité. Mais au fond, nous en sommes toutes capable...  "

Car j'étais bien le dernière des femmes attendues à finir enceinte et à être vue élever ses enfants. Je savais de quoi je parlais à ce niveau. Mais il était vrai également que je ne regrettais rien, surtout pas leur présence à mes côtés. Et ils me le rendaient bien. La preuve, Hana souriait de plus belle depuis qu'elle était sortie de la poussette pour venir profiter de mes bras. Son doudou bien présent dans la poussette, assurée que son frère dormait tranquillement, je reporte son attention sur ma petite demoiselle, qui gazouille gaiement.

« - Moi, je viens à peine de commencer à travailler et je me sens déjà débordé, entre le fait de finir mon mémoire de fin d’année, de faire de mon mieux dans mon emploi, et d’adapter ma vie sociale à tous ces changements. »

"- Tout le monde connait cette sensation un jour. Entre le fait de me découvrir enceinte et d'apprendre dans la foulée qu'ils débarqueraient à deux, moi aussi, je me suis clairement sentie perdue. Mais après, tout finit toujours par s'arranger. Il suffit de prendre le rythme, même si cela peut paraître impossible. "

Le temps vient à bout de tout. Même de ce qu'on pensait impossible à gérer, accepter ou voir arriver. Il est bien l'élément le plus puissant de notre monde. Dommage que le maîtriser ne puisse pas nous libérer de l'emprise de ces maudits chats. Et que nous en manquions tant, de temps. Car l'horloge de la vie ne s'arrête jamais, quoi que l'on souhaite.

"- Le plus important, c’est de ne pas être seul. Tant que l'on est bien entouré, on peut tout surmonter. Vous ne pensez pas?"

Moi, j'ai mes enfants. David, malgré son absence. Les Seraphs également. Ma mission aussi, si je peux la faire rentrer dans cette catégorie. Les amis, la famille. Au fond, il y a tant de personnes sur qui nous pourrions compter. A condition que nous aussi, nous les acceptions. C'est bien ça, le plus difficile.


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MessageSujet: Re: [Parc Jouvence] La tête ailleurs   Mar 14 Fév 2017 - 23:53
Qu’on lui confirme qu’il n’était pas le seul à connaître ce genre de choses et qu’elles étaient, comme tout, surmontables avec du temps, lorsqu’on prenait le rythme, le soulagea. Ce n’était pas parce qu’il s’agissait pour l’étudiant d’une évidence logique que nombreuses étaient les personnes qui devaient s’occuper de problèmes comme les siens et que plus nombreuses encore étaient celles qui avaient réussi à les surmonter qu’il était capable d’utiliser ce raisonnement logique de manière à laisser de côté ses soucis, en se persuadant lui-même que la situation était normale et surmontable, en le démontrant même. L’esprit humain était ainsi fait qu’il avait besoin d’une sorte de soutien en la présence d’autres êtres humains, d’être rassuré en s’entendant dire qu’il ne suffisait guère de grand-chose pour surmonter ce à quoi il faisait face.

 Être entouré permettait de résoudre tous les problèmes, de surmonter ce que la vie mettait face à vous, disait la maman que Gamaliel considérait déjà comme une amie et une personne mature digne d’être écoutée. Il ferma un instant les yeux de manière à visualiser le soutien qu’il avait encore, pensant qu’elle avait sans doute raison mais qu’il valait mieux qu’il cherche à le confirmer lui-même avant de valider ses propos, histoire de dire quelque chose qu’il croirait réellement plutôt qu’une simple hypothèse, comme il en avait l’habitude. Il y avait des personnes qui lui étaient chères, mais il avait moins de temps pour les fréquenter donc ils ne l’aideraient sans doute pas avec ses problèmes de gestion du temps. Pourtant, ses connaissances pourraient le soutenir et le faire avancer dans ses moments les plus difficiles. Et le soutien d’un professionnel comme Russel pourrait permettre à sa carrière de détective d’avoir un support viable, lui permettant de laisser un peu de côté ses inquiétudes, même si elles revenaient en force plutôt facilement.

« - Il me semble en effet que je suis suffisamment bien entouré pour surmonter beaucoup de choses dans les moments les plus difficiles, et pour m’aider avec mon travail. Cependant, j’aurais également tendance à dire que ce n’est pas mon entourage qui va me permettre de résoudre les difficultés que j’ai à gérer mon temps pour les voir. Puisque celui-ci a subitement baissé ces dernières semaines et que les rencontres avec Stella, par exemple, sont devenues plus difficiles. »

 Il n’avait pas tendance à dire autant ce qu’il pensait, mais on lui avait demandé de donner son opinion, alors il avait préféré s’exécuter. Il aurait tout aussi bien pu répondre à demi-mots mais ça ne l’aurait avancé à rien, alors que s’il disait ce qu’il pensait, il serait peut-être capable de gagner un peu plus de cette discussion.

« - Tu es bien entouré du coup, toi ? Le père des enfants ne travaille pas trop pour compenser le fait qu’il y en ait eu deux à la fois ? » Questionna-t-il, en se demandant à quel point sa vie avait dû être devenue difficile après la grossesse. Gérer un enfant n’était pas simple pour un couple, mais devoir s’occuper de deux d’entre eux devait pouvoir être assimilé à un petit enfer du point de vue de l’organisation – mais pas du cœur, d’après ce qu’il savait du fait d’être parent – s’ils n’avaient pas été prêts pour une arrivée aussi importante.

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MessageSujet: Re: [Parc Jouvence] La tête ailleurs   Mer 15 Fév 2017 - 20:25
« - Il me semble en effet que je suis suffisamment bien entouré pour surmonter beaucoup de choses dans les moments les plus difficiles, et pour m’aider avec mon travail. Cependant, j’aurais également tendance à dire que ce n’est pas mon entourage qui va me permettre de résoudre les difficultés que j’ai à gérer mon temps pour les voir. Puisque celui-ci a subitement baissé ces dernières semaines et que les rencontres avec Stella, par exemple, sont devenues plus difficiles.»

"- La rareté de ces rencontres ne les rends que plus agréables et souvent plus constructives. On sait que l'on a peu de temps alors, on va à l'essentiel."

Le prénom de Stella ne peut pas manquer mes oreilles. Mais s'agit-il de celle que je connais ou simplement d'une homonyme parmi d'autres? Je ne le connais pas assez pour venir lui demander cela alors je garde cette question dans un coin de mon esprit, Qui sait, si je la croise, je pourrais toujours venir lui poser la question. En attendant, Hana vient jouer un peu avec le bout de mes cheveux, plus longs qu'ils ne l'ont jamais été. Je devrais peut-être les couper? Nan, je m'en voudrais de priver ma fille de ce petit temps de partage entre nous.

« - Tu es bien entouré du coup, toi ? Le père des enfants ne travaille pas trop pour compenser le fait qu’il y en ait eu deux à la fois ? »

"- Si, malheureusement. Et il est le premier à en souffrir, de ne pas pouvoir passer plus de temps avec ses enfants. Mais la situation finira bien par s'améliorer. Je lui fais confiance. "

Je m'accroche surtout à ce rêve qui me semble de plus en plus lointain et difficile à accomplir. Impossible? Peut-être à présent. Pourtant, je veux encore y croire. Pour lui, pour nous. Pour un avenir différent qu'il m'a si bien fait miroité que je souhaite encore m'y accroché. Envers et contre tout.

"- Après, chacun trouve la proximité qu'il préfère. Se reposer sur les amis, la famille, ses collègues ou encore d'autres personnes, à chacun de faire son choix"


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MessageSujet: Re: [Parc Jouvence] La tête ailleurs   Jeu 16 Fév 2017 - 2:33
L’étudiant hocha simplement la tête en entendant les réponses qui étaient formulées face à ses interrogations. Loin de juger de leur qualité et de tenter de les considérer comme des absolus, ce qui n’aurait probablement pas été constructif, il se concentrait sur le point le plus important pour lui. Le fait qu’elles avaient un sens, et qu’elles étaient le fruit d’un parcours de vie, même s’il ne pouvait toujours pas envisager avec précision celui-ci. Il pouvait néanmoins s’en imaginer quelques parties, et inventer des récits qui lui permettre de mieux conceptualiser ce qu’on lui disait, mais il ne s’embêta pas à le faire, pensant qu’il s’agissait d’efforts qui n’amèneraient pas grand-chose de plus en considérant le fait qu’il commençait déjà à se calmer un petit peu. Et puis, à force de tout ressasser dans son esprit, les mots auraient perdu leur sens et le message qui lui avait été transmis en aurait été dénaturé. Il leva les yeux au ciel, contemplant quelques instants l’étendue bleutée.

« - Je crois que je vois. » Se contenta-t-il de répondre, laissant ses pensées vagabonder à nouveau quelques instants avant de se reconcentrer sur la discussion.

 Ses yeux rencontrèrent les iris bleutées de son interlocutrice, d’une teinte qui rappelait le ciel mais qui ne le reproduisait pas à l’identique, tout du moins aux yeux de Gamaliel. Ils vinrent ensuite se poser sur la fille qu’elle avait dans les bras, sans la regarder réellement, pendant qu’il se demandait sur qui il avait eu tendance à se reposer jusqu’à présent. Pas sur Russel, c’était certain, puisqu’il venait tout juste de le rencontrer. Mais pour ce qui était de sa famille et de ses amis, il s’agissait d’une autre histoire qu’il lui était difficile de démêler, ce qui fit qu’il abandonna naturellement l’idée. Voilà qu’il avait également laissé de côté sa conversation alors qu’il tentait encore, quelques secondes auparavant, d’y revenir.

« - Qu’est-ce que cela fait de… de s’occuper de quelqu’un d’autre comme ça ? » Demanda-t-il en cherchant ses mots alors qu’il n’en avait sans doute pas vraiment besoin. Une ou deux respirations plus tard, et il enchaînait déjà, rebondissant sur sa propre question pour l’approfondir : « - Ca doit être difficile d’élever quelqu’un. Je pense que j’aurais peur de faire des faux-pas à chaque instant. »

 Gamaliel n’arrivait pas vraiment à imaginer un futur où il pourrait sereinement envisager d’éduquer des enfants. Il ne savait même pas s’il en voulait, mais il savait très bien que c’était une épreuve parfois très difficile. Gérer des enfants au cours de ses séances de cours particuliers avait pu lui donner une vision assez réaliste, mais probablement également un peu pessimiste, de la chose. Les calmer, les canaliser, leur transmettre quelque chose, rien de tout cela n’était simple. Il enchaîna donc avec une explication rapide de sa pensée, d’une voix plutôt douce.

« - En tout cas c’est ce qu’il me semblait quand j’enseignais. Et d’ailleurs, quel âge as-tu ?»

 C’était sur l’âge de l’inconnue qui n’en était déjà plus une qu’il s’interrogeait en premier, plutôt que sur son nom. Il se souvenait qu’elle lui avait semblé ne pas être beaucoup plus âgée que lui, et se demandait s’il avait eu raison ou non. Avoir des enfants et s’en occuper aussi jeune devait vraiment être une expérience particulière. En temps normal, il se serait inquiété du fait qu’il pouvait être indiscret, mais ce n’était pas le genre de question qui le troublaient à présent, pas alors que le courant passait bien.

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MessageSujet: Re: [Parc Jouvence] La tête ailleurs   Jeu 16 Fév 2017 - 18:56
« - Qu’est-ce que cela fait de… de s’occuper de quelqu’un d’autre comme ça ?
Ca doit être difficile d’élever quelqu’un. Je pense que j’aurais peur de faire des faux-pas à chaque instant.
En tout cas c’est ce qu’il me semblait quand j’enseignais. Et d’ailleurs, quel âge as-tu ?»


"- C'est à la fois gratifiant et aussi très stressant. Après, tout ce qui nous est inconnu est forcément difficile, au moins parce que nous n'en avons ni l'habitude ni les repères mais ce n’est pas parce que c'est difficile que cela nous est impossible. "

Hana se manifeste un peu bruyamment, le regard attiré par un petit chien jouant un peu plus loin. Nan, on a déjà pleins de chats à la maison, on n'agrandira pas la ménagerie tout de suite. Je viens la déposer sur mes genoux, cette dernière se tenant très droite en observant le jeune homme avec une curiosité de bébé toute relative.

"- La peur est toujours là. Suis-je à la hauteur? Sont-ils heureux? Ne manquent-ils de rien? Sentent-ils quand je suis triste même si je ne veux pas les ennuyer avec mes propres soucis? Quand ils sauront parlés, me diront-ils des mots d'amour ou me fustigeront-ils? L'absence de leur père ne leur pèse t'elle pas trop?
Il y a toujours tellement d'inconnues. Alors, je fais de mon mieux. Ils semblent heureux, sont en bonne santé, dorment bien et mangent à leur fin. Quand à moi, je tente d'être présente au moins pour deux. Au moins, même si commets des erreurs, je pourrais dire en mon âme et conscience que oui, j'ai toujours tout fait de mon mieux pour eux. Ainsi, je n'aurais rien à regretter... "


Je remue doucement la poussette du bout du pied, écoutant les babillements endormis et traditionnels de Julian tandis qu'Hana réclame le pull de son père, que je viens lui donner, avec un doux sourire. Oui, toi aussi, tu es du genre à t'accrocher, hein? Brave petite, tu iras loin dans la vie, j'en suis certaine. Mais pour le moment, profite de ton enfance.

"- Quand à mon âge, j'ai 24 ans. Et vous? "


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MessageSujet: Re: [Parc Jouvence] La tête ailleurs   Ven 17 Fév 2017 - 2:58
Une fois de plus, ce qu’il apprenait en discutant avec la jeune femme aux cheveux bleus lui semblait être pertinent, à défaut de lui être utile puisqu’il n’avait pas encore prévu de s’occuper d’enfants de cet âge-là dans un futur proche, ni de devenir parent. Mais comme réponse à ses questions, c’était de quelque chose de très compréhensible et il avait suffisamment d’empathie pour comprendre un peu ce qu’elle disait et les sentiments qu’elle semblait peindre à travers son discours, même s’il ne pouvait être sûr d’en saisir tous les tenants et aboutissants – étant même plutôt sûr qu’il n’en avait pas pleinement conscience et ne pouvait les imaginer correctement, qu’il essaie ou non.

 En observant la jeune mère et ses enfants, l’étudiant se dit que ces derniers avaient l’air heureux, tout du moins celle qui n’était pas en train de dormir et dont il était possible de deviner l’état d’esprit, même s’il ne savait pas grand-chose d’autre. Par contre, pour ce qui était de la mère, si elle lui semblait assez accomplie, il ne savait pas vraiment quoi dire d’elle sur ce point de vue et s’interrogeait. Elle lui semblait tantôt heureuse, tantôt moins de part ce qu’elle disait, mais il s’agissait peut-être plus d’une sensation qui naissait du fait de l’expression d’une opinion. Et d’ailleurs, quoi que cela fut, il n’avait aucune raison de laisser ses pensées vagabonder vers de telles devinettes. Il cligna un peu des yeux pour se concentrer sur la question qu’on venait de lui poser, avant de s’apercevoir qu’elle ne demandait pas vraiment de réflexion et de répondre de manière toute naturelle, s’apercevant au passage qu’il avait tout de même failli se tromper d’une année. Ne plus suivre autant ses années que lorsqu’il était enfant avait des impacts même jusque-là, en fait.

« - J’ai vingt-deux ans. »

 Effectivement, sa nouvelle amie – puisque c’était ainsi qu’il s’était mis à la considérer depuis il ne savait plus trop quand – n’était guère plus âgée que lui-même si elle était déjà mère depuis presque une année s’il se souvenait bien. Ce qui voulait dire que la grossesse avait débuté neuf mois auparavant, soit lorsqu’elle avait sans doute quelques mois de plus que lui. Il ne s’imaginait pas du tout en arriver à un tel stade d’ici trois ou quatre mois, alors que lorsqu’il envisageait une personne de vingt-quatre ans avec des enfants en bas âge la situation lui semblait plus courante, même s’il ne s’agissait que d’une deuxième manière de voir la même chose. Réalisant que chronologiquement il devait être assez proche d’elle en termes d’âge vis-à-vis de la période avant qu’elle ne tombe enceinte, il décida de poser quelques-unes des questions qui lui passaient à travers l’esprit.

« - Du coup tu devais avoir à peu près mon âge avant… Qu’est-ce que tu faisais avant ? Cela faisait longtemps que tu étais en couple ? »

 Ces questionnements étaient ancrés dans son désir de quête d’une vie normale. Il ne voulait pas brusquer les choses mais se demandait du coup s’il n’était peut-être pas un peu en retard ou décalé sur certaines façons de pensées, puisqu’il n’avait jamais envisagé de tels évènements chez ceux qui l’entourait. À sa décharge, une partie de ses amis étaient plus jeunes que lui.

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MessageSujet: Re: [Parc Jouvence] La tête ailleurs   Ven 17 Fév 2017 - 8:42
« - J’ai vingt-deux ans. »

22 ans, hein? Ce chiffre me tire un léger sourire. Cette année-là avait sans doute été la plus mouvementée de toute mon existence. Pourtant, malgré toutes les difficultés rencontrées, je réalise que mon premier réflexe reste toujours d'en sourire en y repensant. Non, je n'aurais pas de regrets. Certes si les choses avaient se goupiller un peu mieux, je n'aurais pas été contre mais le résultat et là et ce dernier, je ne souhaite nullement le modifier. N'est-ce pas ma puce?

« - Du coup tu devais avoir à peu près mon âge avant… Qu’est-ce que tu faisais avant ? Cela faisait longtemps que tu étais en couple ? »

"- J'étais Détective Privé à mon compte. Mais avec l'arrivée des jumeaux, j'ai préféré me reconvertir. Mener ma carrière en freelance plus l'éducation de mes enfants en même temps n'était pas gérable. Et puis, ils ont besoin de moi avec eux, pas en train de courir la nuit dans des allées sombres derrière des types peu recommandables... "

Combien de fois n'ais-je pas manqué de finir en miettes? Combien de coup ais-je déjà reçu? De combien de plaies, bosses et autres blessures ais-je déjà du me remettre? Même si ce changement à été très difficile a accepté, finalement, il me convient aujourd'hui. J'ai bien plus gagné à pouvoir élever le plus sereinement possible les fruits de mon amour car crapahuter après les criminels à mes risques et périls, pour les beaux yeux de la vérité et de la justice. Au moins, mes enfants me sont reconnaissants de tout ce que je fais pour eux. Je la sais, je le sens et ce partage vaut plus que toute l'adrénaline de toutes mes missions réunies.

"- Quand à mon couple... Non, c'était très récent. Enfin, on se tournait autour depuis quelques mois déjà mais rien d'officiel. Et quand il a fait le premier pas, tout est allé très vite en fait, j'ai encore un peu de mal à le réaliser. Mais je ne regrette rien. "

Oui, tout est allé beaucoup trop vite. La vie a décidé de venir jouer avec nous et cela n'a pas été de tout repos, loin de là. Brook, l'enquête, le mariage, mon installation au manoir... Quand j'y repense, j'ai du mal à bien bien replacer chaque élément dans son contexte car à l'époque, je me sentais un peu perdue, dans le flou malgré tout. Mais avec le recul, je ne garde de cette période que des temps doux et agréables en mémoire, loin des douleurs et des difficultés du reste de mon passé.

"- Et toi, que fais-tu actuellement? Tu as quelqu'un dans ta vie?  "


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MessageSujet: Re: [Parc Jouvence] La tête ailleurs   Sam 18 Fév 2017 - 16:13
Une lueur de surprise brilla dans ses yeux à la mention du métier qu’elle avait exercé avant que l’arrivée de ses enfants ne cause du désordre dans sa vie, métier qui était identique à celui qu’il avait désormais. À cela près qu’il avait cru comprendre qu’il n’y avait que peu d’affaires demandant de faire face à des personnes peu recommandables et qu’elles étaient généralement destinées à des agences qui avaient acquis une certaine renommée dans le domaine, les détectives s’occupant généralement plus de problèmes liés au monde de l’entreprise et du secteur privé. Elle était donc probablement reconnue dans le milieu, malgré un âge très proche du sien, ce qui conforta un peu l’étudiant dans le fait que même s’il était jeune et inexpérimenté il pourrait sans doute se débrouiller. Et puis, lui, il avait Russel. Il se demandait tout de même pourquoi elle n’avait pas juste refusé ce genre d’affaires pour se concentrer sur celles plus simples et paisibles qui rythmaient le quotidien d’un détective ordinaire, mais peut-être était-ce juste un contrecoup du succès et de la renommée.

 Il se demandait ce qu’elle faisait désormais comme métier, puisqu’elle avait mentionné s’être reconvertie, mais s’étira un peu la nuque, ressentant ce besoin à force de rester un peu en place, et continua à l’écouter sans l’interrompre alors qu’elle en venait à mentionner son couple qui, visiblement, avait rapidement conduit à sa situation actuelle, ce qui semblait un peu précipité à Gamaliel, mais il n’allait pas vraiment émettre un jugement de valeur là-dessus puisqu’il n’y connaissait rien à la vie de son amie et qu’elle lui semblait être heureuse comme ça, vu la manière qu’elle avait de s’occuper de ses enfants et celle dont elle en parlait, qui ne semblait pas réellement sous-entendre qu’elle était particulièrement malheureuse, apparence de bonheur qui était confirmée en partie par le fait qu’elle mentionna ne rien regretter.

« - Détective privé également, depuis très récemment. Mais je ne suis naturellement pas confronté à ce genre d’affaires, en tout cas pas pour l’instant. Et en même temps, je termine un mémoire pour finir mon année universitaire en le donnant à lire au jury puis en le soutenant une journée, probablement en juin s’il est prêt d’ici-là. Ce qui devrait être le cas, vu qu’il est bien entamé et réfléchi. »

 Il préférait ne pas trop parler de son travail, même s’il le gênait un peu et était une source de stress étant donné qu’il n’était pas encore totalement à l’aise avec celui-ci, vu que Russel ne semblait pas vraiment vouloir qu’on apprenne qu’il travaillait avec lui, et qu’il était difficile de parler de son boulot sans qu’on en vienne à lui poser des questions, mais il avait tout de même répondu parce que son interlocutrice lui semblait digne de confiance, et que cela pourrait toujours se révéler utile par la suite – et peut-être lui apprendre un ou deux éléments. Et puis, elle ne poserait sans doute pas de questions bizarres et serait plutôt encline à donner des conseils d’ordre pratique, vu qu’elle avait pratiqué le métier, ou tout du moins c’était ce que pensait le jeune détective.

« - Et non, je ne suis plus en couple. » Répondit-il à la dernière question, se remémorant en même ce passé qui commençait à être un peu éloigné pendant lequel il vivait avec quelqu’un au lieu d’être seul chez lui. Il n’aimait d’ailleurs pas plus que cela se sentir seul. « - Mais je sais ce que ça fait de vivre en couple. » Ajouta-t-il.

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MessageSujet: Re: [Parc Jouvence] La tête ailleurs   Sam 18 Fév 2017 - 18:13
« - Détective privé également, depuis très récemment. Mais je ne suis naturellement pas confronté à ce genre d’affaires, en tout cas pas pour l’instant. Et en même temps, je termine un mémoire pour finir mon année universitaire en le donnant à lire au jury puis en le soutenant une journée, probablement en juin s’il est prêt d’ici-là. Ce qui devrait être le cas, vu qu’il est bien entamé et réfléchi.  »

"- Bon courage pour ton mémoire en tout cas. "

Pour le coup, je ne rebondis pas tout de suite sur sa première révélation. J'ai encore beaucoup de relations dans le milieu et un nouveau venu dans le groupe, cela n'aurait pas pu m'échapper. je connais mes indics et avec les réseaux supplémentaires de la police, j'aurais malgré tout entendu quelque chose. hors la, rien. Donc, comme il ne ment pas, cela veut dire qu'il n'est simplement pas déclaré à son compte. Intéressant, je ne pensais pas que l'on embauchait dans le coin.

« - Et non, je ne suis plus en couple. Mais je sais ce que ça fait de vivre en couple. »

"- Eh bien comme ça, la prochaine fois que tu auras quelqu'un, tu sauras déjà comment ça marche. C'est toujours un avantage, d'avoir des repères. La nouveauté, c'est toujours un peu déroutant. "

Techniquement, puis-je dire que je suis en couple? Nous ne vivons plus ensemble, nous ne partageons guère plus que des instants volés aussi bien au monde humain qu'à celui des contracteurs. Cette vie en est une sans en être réellement une malgré tout. Et même si j'espère qu'elle change encore, en s'améliorant, j'ai du mal à voir comment cela pourrait se faire malgré tout. Enfin, j'ai les jumeaux et eux, je ferais tout pour leur bonheur.

"- Dis-moi, je reviens sur ton métier de détective. Tu t'es mis à ton compte ou tu travail dans un cabinet, en association? Parce que, c'est quand même un travail dangereux et parfois, être plusieurs peut aussi être un véritable atout.
En tout cas, même si je ne suis plus à mon compte, j'ai toujours mes réseaux alors, si jamais un jour tu avais besoin d'un coup de main, je pourrais peut-être t'aider. "


Hana commence à s'agiter avec un peu moins d'entrain, je peux le sentir sur mes jambes. Je crois que la demoiselle commence aussi à fatiguer doucement. En général, c'est son heure en effet. Alors, je viens le reprendre dans mes bras pour la bercer tendrement, en murmurant simplement les notes de la berceuse de papa. Quelle reprend un petit peu, de façon chaotique et gazouillé mais restant reconnaissable. Elle saura la chanter avant de parler, j'en suis persuadée.

"- Je suis curieuse mais... Qu'est-ce qui t'a poussé à devenir Détective? Je veux dire, ce n’est pas une voie très prisée et il n'y a pas de cursus universitaire à ce sujet alors je me demandais qu'elle était ta motivation première. Pour moi, c’est le plus beau métier du monde mais bon, je ne suis pas très objective à ce sujet. Enfin, après maman maintenant. "


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MessageSujet: Re: [Parc Jouvence] La tête ailleurs   Sam 18 Fév 2017 - 20:16
Gamaliel hocha la tête suite à ce qu’il entendait sur la vie de couple. Se souvenir de ce qui lui était passé par la tête la première fois qu’il avait vécu avec quelqu’un et des obstacles que ça avait présenté, ainsi que la manière dont ceux-ci avaient été dépassés même si ce n’était que pour finir dans une impasse n’était pas difficile. Et il pouvait tout à fait envisager que cette expérience, si elle s’était mal terminée, pourrait être utile plus tard dans sa vie. Il ne serait plus aussi perdu face à ce mode de vie, ses contraintes et ses avantages, et saurait donc s’adapter un peu plus facilement. Tout du moins, il l’espérait car après tout, chaque personne est différente et la nouveauté, qui avait été mentionné comme déroutante, serait toujours présente même si elle ne serait sans doute pas aussi grande. Son regard se porta sur les deux bébés, qui représentaient eux aussi une forme de nouveauté. Vivre avec quelqu’un n’était pas une fin en soi, et il y aurait sans doute toujours de nouvelles difficultés qui pourraient survenir – comme celles qui avaient mis fin à son couple précédent. Et vivre avec des enfants devait être si différent d’une vie avec une personne adulte qu’il était évident qu’il s’agissait d’une expérience qui chamboulait profondément une existence. Même si un el raisonnement n’était même pas nécessaire pour s’en rendre compte.

 Puis elle lui posa des questions sur le métier de détective. Celles-ci étaient variées dans l’ensemble et elles mettaient un peu mal à l’aise Gamaliel puisqu’il n’était pas sûr de ce qu’il devait répondre, de comment répondre pour transmettre ce qu’on lui demandait. Il n’avait pas vraiment l’habitude de formuler une opinion, et s’il pouvait répondre à ses premières questions, qui étaient un peu plus technique, il avait du mal à aborder le métier de détective et ce qui l’avait motivé à accepter la proposition de Russel, au final. Il aurait pu répondre que c’était à cause de quelqu’un, qu’il avait saisi l’opportunité de le faire, mais quelque chose semblait lui manquer dans ce qu’il se formulait là, et il ne voulait pas vraiment répondre n’importe quoi alors que son interlocutrice lui posait une question, ça ne se faisait pas. Enfin, il lui semblait qu’il le faisait assez souvent puisque c’était naturel, mais ce n’était pas ici quelque chose qui nécessite de lui une réponse n’étant pas sincère. Il décida donc de se concentrer sur les autres questions, et surtout sur ce dont il s’était aperçu, avant de donner une réponse quant à la raison qui l’avait poussé à choisir ce métier.

« - Je suis déclaré à mon compte, mais c’est encore très récent donc je n’ai pas la renommée qui attire les commanditaires avec les travaux les plus dangereux. D’ailleurs, je n’ai pas eu le temps d’attirer grand-chose à dire vrai, vu que je viens d’ouvrir. »

 Il se répétait un peu dans ce qu’il disait, mais maintenant que c’était dit, il n’avait plus vraiment la possibilité de changer cela en modifiant sa réponse, ce qui n’aurait servi qu’à entraîner encore plus de répétition vu qu’il ne parlait pas à une amnésique chronique – ou alors elle cachait vraiment très bien son jeu. Il n’était d’ailleurs pas vraiment sûr de ce à quoi correspondaient les différentes catégories auquel il s’était retrouvé confronté, mais Russel lui avait qu’il était à son compte, donc ça devait sans doute être quelque chose comme ça. Il profita de l’offre qu’elle lui avait faite, même s’il ne comptait pas nécessairement l’utiliser un jour, pour lui poser quelques questions, gagnant ainsi plus de temps pour réfléchir. Il pouvait en même temps résoudre le problème qu’il avait aperçu : le fait qu’il ne connaisse pas son nom ni un moyen de contact. Ce qui ne l’avait absolument pas frappé jusqu’à présent.

« - Du coup je te suis reconnaissant de ton offre, même si je ne suis pas sûr d’en avoir besoin tout de suite. Par contre, comment est-ce que peux te contacter si besoin est ? Quel est ton nom ? »

 Il soupira ensuite un peu et finit ses tentatives pour dégager une réponse. Mais il n’était pas bien sûr qu’un ‘Parce que ça me paraissait normal sur le coup’ correspondent vraiment à son état d’esprit. Néanmoins, il n’avait plus vraiment de temps à perdre sans répondre alors il tenta de formuler quelque chose de cohérent.

« - Pour ce qui est de la raison qui m’a poussé à devenir détective, c’est assez compliqué, même pour moi. C’est surtout une question d’opportunité. Je préfère ne pas trop en parler, mais j’ai pu obtenir un lien avec ce monde et, du coup, l’idée d’ouvrir une agence est survenue. Après avoir réfléchi quelques instants, j’ai décidé d’essayer. Cela me semblait plutôt normal. »

 Il fixa son interlocutrice, se demandant si elle comprenait ce qu’il lui expliquait ou si elle avait besoin d’en savoir un peu plus sur tout cela. Il savait bien que partir dans des tirades trop longues dégoûtait les gens et du coup il évitait tout cela. Mais là, il n’était pas trop sûr d’avoir bien transmis le message, d’avoir répondu selon ses attentes à sa question. Principalement parce qu’il n’était pas vraiment sûr lui-même que cette réponse soit réellement convenable, même si elle lui semblait juste. Il y avait juste un petit truc sur lequel il n’arrivait pas à mettre le doigt, et cela le gênait.

« - Est-ce que ça te va comme réponse ? C’est un peu plus compliqué que ça mais quand j’essaie d’analyser un peu plus en détails mes motivations, j’ai un peu de mal. C’était plus de l’opportunisme qu’autre chose, mais il manque quelque chose et je n’arrive pas à trouver quoi. Peut-être que c’est par politesse pour le contact qui m’a donné l’idée, peut-être que c’est par romantisme par rapport à la profession, même si je suis assez réaliste, je ne suis pas vraiment sûr. Trouver la motivation première, c’est vraiment dur. »

 Il avait l’impression de s’emmêler les pédales et ça ne lui plaisait pas vraiment. Au contraire, cela l’irritait de ne pas réussir à trouver les réponses qu’il voulait formuler aux questions qu’on lui posait. Il décida donc d’essayer sincèrement de relancer la discussion plus dans le sens de la jeune mère et de ce qu’elle pouvait lui apporter.

« - J’ai l’impression d’avoir du mal à en parler comme il faut parce que je n’ai pas assez de recul. Ou à cause d’autre chose. Et puis, c’est vraiment dur pour quelqu’un d’identifier le facteur le plus déterminant dans certaines actions. Donc du coup, est-ce que tu pourrais plutôt me dire si tu as des conseils ?  Parce que les questions sur mon métier, c’est encore un peu trop jeune et ça me trouble, je trouve. »

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MessageSujet: Re: [Parc Jouvence] La tête ailleurs   Dim 19 Fév 2017 - 10:16
« - Je suis déclaré à mon compte, mais c’est encore très récent donc je n’ai pas la renommée qui attire les commanditaires avec les travaux les plus dangereux. D’ailleurs, je n’ai pas eu le temps d’attirer grand-chose à dire vrai, vu que je viens d’ouvrir.
Du coup je te suis reconnaissant de ton offre, même si je ne suis pas sûr d’en avoir besoin tout de suite. Par contre, comment est-ce que peux te contacter si besoin est ? Quel est ton nom ?  »


"- Je m'appelle Naoto Shirogane. Mais dans le milieu, je suis plus connue sous le nom du Petit Prince. Et comme un homme, ne t'étonne pas de ce détail. Tiens, le plus simple, c’est que je te donne ça.
Et en échange, puis-je te demander ton identité?"


Je sors de ma poche une de mes anciennes cartes de détective. Dessus ne figure que l'adresse de l'agence, mon nom de 'Scène' ainsi que mon numéro de téléphone. Je n'ai jamais fait dans le très compliqué et la sobriété me sied mieux. Mais comme ça, il aura de quoi me contacter, s'il venait à en avoir besoin. Pour le moment, je dois avouer qu'il m'intrigue un peu. Une agence toute neuve qui ouvre ses portes, voilà une affaire sur laquelle je compte bien garder un oeil ouvert. Par pure sécurité.

« - Pour ce qui est de la raison qui m’a poussé à devenir détective, c’est assez compliqué, même pour moi. C’est surtout une question d’opportunité. Je préfère ne pas trop en parler, mais j’ai pu obtenir un lien avec ce monde et, du coup, l’idée d’ouvrir une agence est survenue. Après avoir réfléchi quelques instants, j’ai décidé d’essayer. Cela me semblait plutôt normal.
Est-ce que ça te va comme réponse ? C’est un peu plus compliqué que ça mais quand j’essaie d’analyser un peu plus en détails mes motivations, j’ai un peu de mal. C’était plus de l’opportunisme qu’autre chose, mais il manque quelque chose et je n’arrive pas à trouver quoi. Peut-être que c’est par politesse pour le contact qui m’a donné l’idée, peut-être que c’est par romantisme par rapport à la profession, même si je suis assez réaliste, je ne suis pas vraiment sûr. Trouver la motivation première, c’est vraiment dur. »


"- Ne t'en fais. Comme tu le dis, c'est encore récent. Si pour toi, tu as pris la bonne décision et cela, en ton âme et conscience, c'est vraiment là le principal. "

Personnellement, je trouve son histoire plutôt un peu brouillon. A mon avis, il y a surtout eu des histoires ou des détails dont il ne doit pas être fier et qu'il n'a surtout pas envie de voir apparaître trop vite. Il est encore peu assuré et il serait possible qu'une simple remarque bien placée le fasse revenir sur ses pas. Mais ce n'est pas rôle. J'ai déjà deux enfants à élever, s'il doit faire ses propres erreurs, qu'il teste le terrain par lui-même. J’espère seulement pour lui que ce contact dans le milieu est sûr. Oui, j'irais me renseigner, sans le moindre doute.

« - J’ai l’impression d’avoir du mal à en parler comme il faut parce que je n’ai pas assez de recul. Ou à cause d’autre chose. Et puis, c’est vraiment dur pour quelqu’un d’identifier le facteur le plus déterminant dans certaines actions. Donc du coup, est-ce que tu pourrais plutôt me dire si tu as des conseils ?  Parce que les questions sur mon métier, c’est encore un peu trop jeune et ça me trouble, je trouve.»

"- Des conseils? Eh bien, déjà, il va falloir que tu t'affirmes. Parce que si tu laisses la moindre faille visible ou apparente, tout le monde s'engouffrera dedans et tu ne tiendras pas longtemps. Mine de rien, on ne nous fait pas de cadeau alors, il faut vraiment avoir les nerfs solides, et de bons soutiens, avec qui la confiance règne."

J'avais choisi d'avancer seule parce que je n'avais pas le choix de par ma nature de femme. Il me fallait me protéger tellement plus afin de préserver mon propre secret en plus de plonger dans la noirceur de ceux d'autrui. Mais il ne serait pas dans mon cas. Je viens déposer doucement Hana dans la poussette qui a fini par s'endormir tranquillement. Je la borde avec le pull de son père, qu'elle agrippe comme jamais alors que Julian marmonne toujours doucement de son côté, paisiblement endormi également.

"- Après, vu que tu n'as aucune expérience réelle sur le terrain, je ne peux pas non plus te guider vraiment. Car justement, tu n'as aucune base. Donc je ne sais pas comment tu vas choisir de mener ta barque. Dès que tu auras commencer, et que tu auras vécu une affaire, ce sera plus facile car tu auras des observations précises et des exemples. Sans matière, c'est assez compliqué de donner de 'bons' conseils car chacun est différent. "


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MessageSujet: Re: [Parc Jouvence] La tête ailleurs   Mer 1 Mar 2017 - 23:51
Gamaliel trouvait vraiment que ce qu’il venait de dire était confus. Il faut dire qu’il ne savait pas où donner de la tête pour identifier avec précision la motivation première de son choix, et n’était donc pas en mesure de donner la réponse sincère qu’il voulait fournir à Naoto – puisque tel était son nom – avec une qualité digne de ce qu’il avait recherché. Toutefois, cette difficulté lui semblait être normale, les êtres humains étant toujours au milieu d’un tel fatras de causes et de conséquences qu’il pouvait se révéler délicat de démêler – si tant est que ç’eut été possible – mais elle le chagrinait néanmoins un petit peu, surtout en considérant le fait que le caractère assez bancal et peu construit de ce qu’il avait dit avait été relevé par l’ancienne détective.

 Blessé dans son amour propre qu’on le juge ainsi pour des difficultés présentes chez tout un chacun, il baissa son regard vers le sol inconsciemment, évitant quelques instants le regard de la jeune mère. Pourtant, il concevait parfaitement que les critiques qui lui étaient adressées étaient vraies. Et c’était exactement pour cela qu’il ne comptait absolument pas répondre cela dans une mise en situation, ou en présence de clients ou de partenaires. Sauf qu’au final, c’était ce qu’il venait de faire avec Naoto – et c’était une erreur. Il veillerait donc à ce qu’elle ne se reproduise plus et à ce qu’il lui soit possible de donner une réponse convaincante en la travaillant avant. Et en s’affranchissant de ce désir d’exprimer clairement le nœud de ses raisons, ce qui lui permettrait tout simplement de s’appuyer sur l’attrait particulier du métier de détective privé – même s’il fallait faire attention à bien trier entre le côté édulcoré et la réalité -, et sur le fait qu’il avait saisi les opportunités s’offrant à lui.

 Pour cela, il devait tout d’abord récolter de l’expérience. Mener une véritable enquête – en collaboration avec Russel -, accueillir comme il se doit plusieurs clients… De petites choses mais qui lui permettraient de retrouver confiance en lui, et de formuler quelque chose de correct tout en ayant du cœur.

« - Je suppose en effet que sans expérience ça ne serait pas très pertinent. Surtout que je suis encore assez stressé et que quelques doutes sur le métier restent, ce qui disparaîtra avec le temps, si je me fie à ce que j’ai pu faire avant. Je donnais des cours particuliers a à peu près tous les niveaux. »

 À présent, il regardait à nouveau Natoto en face, se demandant s’il ne pouvait pas en apprendre un peu plus sur elle et sur son choix d’être devenu détective, ce qui aurait le mérite de lui offrir ainsi un point de vue sur le métier de la part de quelqu’un qui l’avait réellement aimé – puisqu’il ne doutait pas de ce qu’elle lui avait dit à ce sujet. Un sourire vint donc orner ses lèvres lorsqu’il lui retourna à peu près la question à laquelle il venait de répondre.

« - Et toi du coup, pourquoi est-ce que tu avais choisi ce métier-là ? Comment est-ce que tu en étais venu à le pratiquer ? Et qu’est-ce qui te plaisait le plus ? »

 Il était plus confiant maintenant qu’il posait les questions, mais son anxiété d’auparavant se manifestait encore à travers ses mains, qu’il ne savait pas où placer et dont il s’était soudainement aperçu de l’existence. Celles-ci se déplaçaient un peu aléatoirement dans l’espace avec la gêne particulière de quelqu’un ne sachant plus quoi en faire.

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MessageSujet: Re: [Parc Jouvence] La tête ailleurs   Jeu 2 Mar 2017 - 9:13
« - Je suppose en effet que sans expérience ça ne serait pas très pertinent. Surtout que je suis encore assez stressé et que quelques doutes sur le métier restent, ce qui disparaîtra avec le temps, si je me fie à ce que j’ai pu faire avant. Je donnais des cours particuliers a à peu près tous les niveaux. »

"- C'est déjà une base comme une autre. Et ne t'en fais, le stress, on connait tous ça. Même après des années d'expérience. Il faut juste savoir le dissimuler et bien s'en servir."

Le stresse est après tout une source d'adrénaline non négligeable. Bien utilisé, il peut se révéler salvateur. Rester sur mes gardes m'a plus d'une fois sortie de situations plus que périlleuses. Mais c'est comme tout, il s'agit d'un apprentissage. Qui prend du temps et qui nécessite de faire ses propres erreurs et ses propres expérimentations. Personnellement, je ne vois pas trop le lien que peut avoir sa nouvelle vocation et son ancien engagement mais en même temps, vu mon parcours, ce n’est pas étonnant. Je n'ai été confronté qu'à une seule réalité pendant plus de 20ans, celle que a famille avait jugée bonne pour moi. Et ce n’est pas vraiment la vision d'un humain Lambda.

« - Et toi du coup, pourquoi est-ce que tu avais choisi ce métier-là ? Comment est-ce que tu en étais venu à le pratiquer ? Et qu’est-ce qui te plaisait le plus ?»

"- Toute ma famille travaille dans le milieu des forces de l'Ordre, depuis plusieurs générations. Alors, j'ai suivi la voix qui m'était déjà toute tracée. J'ai commencé par la police mais très vite, je me suis sentie à l'étroit là-bas alors, pour gagner en indépendance et en liberté, je me suis lancée comme Détective Privé. Et visiblement, je ne devais pas être trop mauvaise. "

Oui, j'ai eu des facilités pour accéder à ce milieu, même si j'ai du y sacrifier toute mon existence sans que l'on ne me demande réellement mon avis. Je présente cette fatalité comme un choix alors que cela n'en a jamais été un pour moi. Cependant, je ne suis pas ici pour m'apitoyer sur mon sort et puis, ce n'est pas cela qu'il veut savoir non plus. Mon histoire personnelle n'a pas besoin d'être divulguée, déjà trop de gens en sont au courant à mon gout.

"- Je serais sans aucun doute restée à mon compte sans l'arrivée des jumeaux. Mais je ne regrette pas d'avoir du changer de métier. Au final, je suis devenue Maman avant tout. Et mine de rien, c’est aussi un véritable travail à temps plein."

L'avantage de ne plus ressentir aucun besoin humain me permet de profiter au mieux de mes enfants tout en remplissant mon rôle d'indic la nuit, durant leur sommeil. Quand la ville entière dort, le monde semble différent. Et finalement, j'apprécie de m'occuper l'esprit durant ces longues heures. Cela m'évite aussi de trop ressasser, de trop penser à moi. A nous. A lui et à son absence qui, quoi que je veuille bien en dire, me pèse malgré tout.


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MessageSujet: Re: [Parc Jouvence] La tête ailleurs   Dim 2 Avr 2017 - 17:18
Gamaliel ne comprenait pas vraiment le fonctionnement de ces familles telles que celles que Naoto décrivait, dans lesquelles les aspirations en termes de travail se transmettaient de manière héréditaire – ce qui correspondait à des modèles de reproduction sociale, mais avec une marge très restreinte dans la variabilité des postes. Pour que des enfants se retrouvent, sur plusieurs générations, à ne pas dévier d’un archétype prédéfini, il fallait que l’éducation soit très stricte et orientée vers la construction de ces valeurs. Les forces de l’ordre répondaient à des valeurs assez facilement identifiables, comme celles du bien ou de la justice. Ce genre de valeurs qui étaient un peu comme des noix. Les regarder du dehors pouvait leur donner un air appétissant, jusqu’à ce qu’on ouvre finalement la coquille pour se rendre compte qu’ils étaient pourris.

 En cet instant, il lui semblait alors qu’il était plutôt chanceux de ne pas s’être retrouvé dans une famille comme celle-ci, parce qu’un environnement de vie comme celui qu’il imaginait ne lui semblait pas être bénéfique au développement d’une personnalité équilibrer. Partir de la police vers le métier du détective privé lui semblait assez logique. Ce qui le surprenait, par contre, c’est qu’elle ait eu le temps d’essayer la police avant de se mettre à son compte, et ce malgré son jeune âge. Elle n’avait pas dû chômer pour arriver là où elle était – et n’était probablement pas rentré en haut des échelons, ce qui pouvait expliquer le désamour initial envers les métiers de policiers. Probablement plus ça que les ruptures qui pouvaient avoir lieux entre idéaux et réalités lorsque l’on commençait un tel métier, vu qu’elle avait poursuivi dans une thématique commune. Enfin, il ne pouvait pas vraiment le savoir, de toute façon, donc il oublia ces considérations pour regarder un peu plus les bébés de la jeune maman.

 Deux enfants, c’était beaucoup de choses à gérer, de peurs à calmer, de besoins à comprendre. Gamaliel pouvait facilement envisager le fait qu’il s’agissait, effectivement, d’un travail à plein temps, et ce même s’il n’était probablement pas à même de se faire une représentation claire et correcte de la charge de travail que cela représentait de s’occuper de deux êtres vivants tout en étant seul. Il souffla un petit peu tout en passant une main dans ses cheveux pour se gratter légèrement la tête, se disant qu’en tout cas, il n’était pas prêt à être à sa place. Même si on n’était jamais prêt.

« - Et du coup, tes parents t’aident ? Ça n’a pas été trop difficile de travailler alors qu’ils venaient de naître ? »

 S’occuper de ces deux boules de chair était un travail à plein temps, ça il voulait bien l’admettre. Il l’avait même déjà admis. Alors cumuler cette tâche avec celle d’un emploi classique lui semblait être assez éreintant, difficile. Il était donc naturel de s’inquiéter un petit peu. Avait-elle un peu de temps pour elle, en plus de tout ça ? Et avait-elle seulement envie d’avoir du temps à elle, maintenant qu’elle était devenue mère ? Gamaliel avait un peu de mal à s’imaginer tout cela.

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S-Elue
MessageSujet: Re: [Parc Jouvence] La tête ailleurs   Lun 3 Avr 2017 - 8:44
« -  Et du coup, tes parents t’aident ? Ça n’a pas été trop difficile de travailler alors qu’ils venaient de naître ? »

"- L'avantage d'une grossesse, c'est que cela donne un peu de temps avant leur arrivée pour réfléchir à comment s'organiser pour la suite. Même si la réalité est toujours différente de ce qu'on l'on a pu s'imaginer. Et puis, le congé maternité est vraiment plus que nécessaire, un peu plus long il ne serait toujours pas de trop. Après, c’est comme tout, c'est une question d'habitude. Mais les premiers réflexes se prennent vite et j'ai de la chance, j'ai des enfants adorables."

Comme j'aimerais partager plus de ces instants en compagnie de leur Père. Il leur manque, j'en suis persuadée. Mais à moi aussi, tellement. Je ne peux m'empêcher de me sentir seule bien que je sache que toutes ses pensées nous accompagne. C'est sa présence cependant que nous réclamons, égoïstement. celle que personne d'autre ne pourra jamais nous offrir.

"- Mes parents sont plutôt occupés de leur côté alors je ne les vois pas vraiment. Après, en cas d'imprévu, ils pourraient sans doute m'aider mais ma grossesse ne leur a pas vraiment plu alors je préfère me débrouiller autrement. après tout, c'est mon choix et je l'assume. "


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KyuBey
MessageSujet: Re: [Parc Jouvence] La tête ailleurs   Lun 26 Juin 2017 - 12:30
RP vieux depuis plus de 2 mois, et Gamaliel n'étant plus, c'est archivé directement.



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