Un mystérieux petit animal croise votre route : Je souhaite que tu passes un contrat avec moi. En échange, j'exaucerais n'importe lequel de tes voeux.
 

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 [Bar "Sunk'n Norvegian"] Le casse du siècle

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N-Protecteur
MessageSujet: [Bar "Sunk'n Norvegian"] Le casse du siècle   Lun 6 Mar 2017 - 19:05
Bar "Sunk'n Norvegian"
Situé au Nord-Est de la ville, pile entre le quartier commerçant et le quartier résidentiel, le bar Sunk'n Norwegian propose une très grande variété de boissons et, surtout, d'alcools; dont les plus forts feraient perdre la tête à un cheval en une gorgée, selon le barman. La devanture possède un style architecturale qui n'est pas sans rappeler certains pubs anglais. A l'intérieur, une large salle avec plusieurs tables rondes et un comptoir au fond. Un escalier menant à l'étage, zone réservée au staff, se trouve à droite du comptoir.


Une main posée sur le mur crasseux, les doigts qui battent aléatoirement la mesure et l’autre poignet appliqué sur mon pubis, je me surprends à chantonner faussement l’air qui passe à travers les enceintes disposées même dans ces cabinets. Faut dire, elle est pas mal entraînante comme musique, celle-ci – genre, du bon rock, mais en mieux. Un truc capable de te faire danser même le plus réfractaire des grincheux, la plus tétraplégique des grands-mères ; et donc, j’échappe pas à la règle. Sauf pour le côté porteur d’enfants, pas trop mon style ces trucs-là. Parce que, honnêtement, si jamais j’ai un gosse, ce sera Man vs Wild tous les jours pour lui.

« - Never gonna give you up … Never gonna let you dooooooown ! »


Elle m’dit un truc quand même, mais pas moyen de remettre le doigt sur son nom. Faut dire, j’crois que je suis pas sobre. Mais, vraiment pas quoi : si j’suis réellement en train de pisser, ce qui, après vérification, est bien le cas, j’ai dû sacrément boire. Genre, au moins deux litres, si ce n’est quatre – et grâce à l’odeur de rhum mêler à une autre bien moins agréable dans le coin, je peux deviner que c’est pas de la bière.
N’empêche, j’prends mon pied, là. Les humains normaux ils peuvent pas saisir à quel point uriner c’est démentiel ; ça, tu le saisis qu’à partir du moment où il faut que t’ingurgites des quintaux de boissons pour sortir la moindre goutte.
En fait, j’ai presque l’impression d’être tout puissant, ma braguette ouverte. Je rends la liberté à un peu de trucs pas terribles pour mon organisme ; aussi, encore plus fun, ces fameux baddies, eh bien, ils sont stériles face à la résistance de mon corps, ha ! Pas une maladie peut m’atteindre, encore moins le moindre germe. Et c’est pas tout, non : là, ce serait ce serait se contenter de laisser parler mon côté sauveur des peuples opprimés. Parce que ouais, je donne de l’emploi en lâchant ce flot ! Mes reins au chômage technique depuis bien des mois, voilà qu’ils servent à nouveau.
Ah, grand seigneur que je suis.

Bon, fini. Je remballe, lance la chasse et me lave les mimines, avant de retourner dans la salle principale, en quête de mon verre pas tout à fait vidé.
Quoique, j’étais où déjà ? J’sais pas. Où est-ce que je vais alors ? Vers une place libre, j’imagine.

Par là, donc. J’avance un peu tanguant vers le tabouret qui me fait de l’œil, et je commande un whisky avant de plonger mon regard dans le bois du comptoir. Qu’est-ce que je fous, maintenant ? J’admets me faire un peu chier, en fait. Tout seul à boire, dans ce truc que je connais à peine – nan, définitivement, c’est pas forcément la plus grosse éclate cette soirée.
Alors, ça pourrait être une idée de parler à mon voisin. Pas forcément d’échanger, mais d’au moins tenter et d’au pire monologuer. J’aime bien cette idée.

Je tourne des yeux presque vitreux vers le brun à mes côtés, et le toise un instant. Merde, j’avais oublié qu’un sujet, c’était nécessaire pour lancer une discussion.
Réfléchis John, réfléchis. Qu’est-ce tu aimes dans la vie ? Dormir. Ah non t’y arrives plus. Tenter de dormir, donc. Quoi d’autre ? Les Ombres, c’est cool les Ombres. Enfin les tuer quoi, ou la faction, ou les trucs chelous qui y sont liés.
Bon, t’as pas le droit de dévoiler des choses là-dessus, en fait. Oh et puis fait chier, j’vais balancer la première phrase que je parviendrai à former.

« - Eh mec. Dis-moi, si tu pouvais te téléporter, là, comme ça. Genre sans délai, grosse distance, vision obli...gatoire. Ben, si tu voulais voler un matelas, tu f’rais comment ? »


Waw. Même avec tous ces grammes dans le sang, j’arrive à mesurer l’étendue de la connerie de mon amorce, là.
Putain, si ce type me suit dans mon trip, ça va être génial. Ou alors, j’vais passer pour un con. Hmm, je crois que je me fous un peu du risque, pour être honnête.
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S-Choisi
MessageSujet: Re: [Bar "Sunk'n Norvegian"] Le casse du siècle   Mer 8 Mar 2017 - 0:29


Le casse du siècle


Gamaliel faisait face à un nombre indéterminé de verres de whisky. Il n’arrivait pas vraiment à se concentrer suffisamment pour les compter et, comble de la difficulté, les verres avaient tendance à disparaître s’il se focalisait trop dessus et à réapparaître s’il arrêtait d’y faire attention. Fort heureusement, un certain amusement pouvait naître du processus, qui permettait de créer des verres par magie pour peu que l’on se force à oublier ce qui se trouve dans sa mémoire immédiate, ce que Gamaliel essayait de faire tantôt avec succès tantôt sans. Ce qu’il savait, c’était qu’il était en train de passer plus de temps que nécessaire à observer un verre de whisky à moitié plein, et qu’il avait oublié de le boire – donc il se rappela qu’il pouvait effectivement le boire plutôt que le regarder.



Soudain, un bruit quelque part. Un verre qui cogne le comptoir un peu trop fort et il relève la tête en regardant autour de lui. Il voit des gens se déplacer, des silhouettes assez troubles qu’il a parfois un peu de mal à distinguer, mais c’est juste parce qu’il ne se concentre pas assez dessus. Ça il le sait parce qu’il a essayé avec une personne au hasard et ça allait. D’ailleurs, il commence fort à s’ennuyer. Regarder un verre c’était amusant deux minutes, mais l’être humain est de nature sociable, contrairement au verre. Ou au comptoir, qui est une véritable langue de bois posée sur de quoi la soutenir, même s’il aurait fallu un sacré animal pour que celui-ci ait une langue de cette longueur. Et qu’un animal de cette taille, bah ça n’existe pas. Donc le comptoir non plus, logiquement.



Il s’empressa de récupérer son verre dans sa main pour éviter qu’il ne tombe, parce que le laisser flotter dans le vide sur un truc qui n’existe pas, ça n’est pas vraiment terrible, en fait. Sauf que, maintenant qu’il y faisait attention, les codes sociaux interdisaient aux diverses personnes de commencer à boire avant que chacun ne soit servi. À moins que ça ne soit valable que pour la nourriture. Il ne savait pas bien ; il aurait fallu qu’il réfléchisse mais cogiter lui faisait mal au crâne. Par contre, il aimait bien ce mot-là, cogiter. Un peu moins que gamberger, mais on n’y pouvait pas grand-chose, et ce n’était pas lui qui décidait. Mais s’il ne choisissait pas les mots qui lui plaisait qu’est-ce qui faisait qu’un mot soit plus intéressant à ses yeux qu’un autre ? La sonorité ou les subtiles nuances de sens. La réponse tomba des cieux comme une théophanie qui lui apprit qu’en fait sa question était une lapalissade. Sauf que pour cela elle devait être une affirmation, non ? Enfin, il ne savait plus alors qu’importe.



Tous ces soucis idiots ne changeaient de toutes manières rien aux faits. Il n’avait personne avec qui boire et ne pouvait donc pas boire. D’ailleurs, comme on enseigne toujours aux enfants qu’il ne faut jamais aller aborder les adultes bizarres dans la rue, bah… Il ne pouvait pas non plus aller en voir un. Et sans aller discuter avec quelqu’un, il se retrouvait enfermé dans un joli cercle vicieux qui continua à tourner en rond, en rond, et encore en rond jusqu’à lui donner le tournis qu’aurait une toupie si elle avait une perception sensorielle et qu’elle tournait dans un espace à sept dimensions. C’est-à-dire sans doute beaucoup. À moins que ça ne soit le cercle qui tourne comme une toupie et pas sa tête, il ne savait plus trop.



Toujours est-il qu’un type louche et pas net finit par l’aborder. Un étranger, quelqu’un qu’il n’avait connu et auquel il ne devait en aucun cas parler. Par contre l’écouter débiter n’importe quoi sur le fait de voler un matelas en pouvant se téléporter, ça il avait droit de le faire. Après on lui a aussi enseigné qu’il fallait être poli avec les autres, donc il était un peu obligé de lui répondre.



« - Désolé, mais je veux pas de sucette, ma maman elle a dit que c’était mal. »



Et voilà. Au revoir l’inconnu, et envolée la possibilité de boire son verre. Encore un peu il pourrait jurer qu’il était con, mais ce n’était pas vrai. C’est juste qu’il faisait comme d’habitude et s’efforçait d’appliquer les conventions sociales dont il se souvenait. Il avait un peu beaucoup de mal à se souvenir de leur pertinence, mais s’il suivait toutes celles qui lui passaient par l’esprit, ça irait parfaitement bien, il en était à peu près sûr. D’un autre côté, il ne pouvait pas dire pourquoi mais était également persuadé de se tromper. Au et puis, zut, qu’ils aillent tous se faire voir. Il n’avait pas le droit de parler aux étrangers, mais il connaissait déjà la personne debout devant lui, ce mec avec qui il a déjà échangé des mots – genre à l’instant – et qui en plus l’avait appelé ‘mec’. Et ça, bah, ça fait partie du langage familier, donc ils étaient familiers. Rien de plus logique.



Allez, au boulot. Occupons-nous donc de ce matelas. Sauf que bah, pour ça, il faut communiquer. Et que même si l’autre type avait une tête de mec efféminé, Gamaliel pouvait tout simplement deviner à quel genre il s’identifiait. Mine de rien, c’est important ce genre de choses et se tromper risque de causer problème parce qu’on frustre l’autre. Du coup, autant respecter les conventions en place et tout mettre au masculin, vu qu’il ne voulait pas trigger qui que ce soit. Ah ouais, sauf que y’a un problème là, Gama. Y’a des tonnes de personnes qui protestent contre la suprématie du masculin sur le féminin, donc c’est de la merde. Du coup, pour ne pas embêter les féministes, autant tout mettre au féminin, comme ça on est sûr de ne commettre aucun impair.



« - Bah meuf, tu peux pas genre te tp avec le matelas ? Si tu te téléportes sans emmener les objets que tu touches, tu te retrouverais toute nue et ça serait de la merde, donc là, bah tu téléportes le matelas avec toi ? ‘Fin j’sais pas. Et ‘pis ‘faudrait peut-être virer les gens aussi je crois ? »



Et voilà. Discussion engagée. Restait plus qu’à convaincre l’autre type de commander un verre de plus pour qu’il ait le droit de finir le sien. Ah et en fait c’est cool les matelas et la téléportation. Même si y’a un nombre énorme de téléportations différentes en fait, et que grosse distance ça veut rien dire. Enfin, devait pas y avoir de problème. Peut-être que…



« - Attends, meuf… T’as dis vision oblige-machin-toire. On imagine que la personne peut voir sans que ça soit flou, alors ? »






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OUR TRAQUERS SHALL NOT PAUSE TO REST
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N-Protecteur
MessageSujet: Re: [Bar "Sunk'n Norvegian"] Le casse du siècle   Sam 11 Mar 2017 - 12:56
Meuf. Il vient de m’appeler meuf. Est-ce que ça veut dire que maintenant, je suis une femme ? Peut-être. Non. Je veux pas. J’aime bien être un homme, ça a des avantages cool comme le fait de pisser debout – mais aussi, j’ai jamais pu porter de robes.
Mais, je veux mettre des robes ? Ben non, l’envie m’est jamais venue. Enfin, je crois pas. Déjà, est-ce que je suis bien un mec ? D’un point de vue anatomique, je pense bien avoir tous les attributs nécessaires ; même si, ça s’pourrait bien que je n’en pas les dimensions optimales. A la limite, on s’en fout de ce détail, l’importait c’est que quelque chose se trouve dans ce coin-là, voilà.
Et dans ma tête, j’appartiens à quel genre ? Je bouffe tout le temps, j’ai une copine, je fais des blagues nulles et j’adore mater des séries. Ah. Attends. Euh, ça suffit pas pour m’identifier, en fait. Parce que Nylian était un peu pareille, en plus drôle sûrement, et ça l’empêchait pas d’être une fille.

Alors, est-ce que je suis Nylian ? Hmm, je suis pas mort. Enfin, si, mais plus trop, maintenant – genre, j’suis un peu un zombi, mais avec du maquillage quoi. N’empêche, que si je l’ai connue, ça veut dire qu’on est un peu la même personne. Genre comme Clark Kent et Superman, quoi.
Attends. Mauvais exemple je crois.
Mais bref, je suis pas elle, ça je peux le prouver, grâce à ma carte … Ah non, j’en ai pas. Mais elle a une tombe, pas moi, et en plus, on m’appelle la plupart du temps John. Ce qui est un prénom masculin, alors, ha !
La vraie question, ce serait plutôt de savoir ce que je préférerais être. En tant que Contractants,  y a pas vraiment de problèmes de salaires déséquilibrés, de harcèlements et compagnie ; alors, logiquement, l’un ou l’autre doivent avoir à peu près d’avantages et de désavantages.

Hmm, j’ai avancé là. Si je dois conclure, je dirais bien que je choisis de rester homme pour le moment, ça me plaît bien. Et puis si je décidais de changer, faudrait pas qu’Alice soit hétéro, sinon on serait obligé de rompre – franchement, ça m’dit pas trop, quoi.

Oh, tiens. Détail, mais j’ai oublié de lui répondre à ce gars, surtout que lui m’a posé quelques questions. Lesquelles, déjà ? Ahem, diversion, vite. Je tourne un regard vif vers le barman et commande un whisky, avant d’en revenir à mon interlocuteur bien prestement. L’alcool permet de réfléchir, non ? Et puis si c’est pas prouvé, disons que je participe à l’étude en cours.

« - Bon. J’ai tranché là, et j’ai décidé que je suis un mec. Genre, ouais, voilà, j’ai arrêté mon choix. »


C’est réglé, c’est bon. Changeons de sujet, revenons à l’initial ; c’est plus intéressant quand même. Donc, si je résume les bribes de mots que j’ai entendues de sa part, il a parlé de flou. J’vois pas ce que ça vient faire là ce truc, en fait – enfin, j’ai jamais dit que j’avais une mauvaise vue. Ou alors lui ? Ou bien, euh, je sais pas ?

« - Attends, de quoi flou ? Mais, ouais, virer les gens. Faut faire ça discrètement tu vois, genre ... »


Ma tête fait un petit tour des épaules environnantes, puis retourne se fixer dans l’axe de celle du gaillard, prête à reprendre la parole.

« - … Si des personnes voient ça, c’est suspect, l’mec il peut aller en taule, tout ça … »

Ouais, en plus si j’me fait gauler, faudra trouver une bonne excuse et tout, pour pas que notre terrible secret des Contractants ne soit pas révélé. Tout un système à mettre en place, effacer des mémoires, me faire engueuler, confisquer le matelas, voilà, c’est pas intéressant quoi.

« - Genre, y aller de nuit ? »

Ah, j’ai eu une idée. Impressionnant, faudrait que je note quelque part qu’un événement majeur vient de se produire. Ou alors j’m’en fous. Hmm, rude choix.
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S-Choisi
MessageSujet: Re: [Bar "Sunk'n Norvegian"] Le casse du siècle   Mar 4 Avr 2017 - 1:28
Dans la vie, il y a des gens bien et des gens cons. À ce qu’il paraît, d’autres catégories peuvent exister mais il suffit en fait de réfléchir plus de cinq secondes et avec plusieurs grammes d’alcool dans le sang pour s’apercevoir de la réalité telle qu’elle était. C’est-à-dire que presque tout le monde est con. Et, à côté, t’as des mecs qui sont vraiment, mais alors vraiment biens. Genre le genre de mec qui vous dit cash son genre. Comme ça, pas d’embrouilles possible. Ce qui veut dire que la meuf, bah c’est un mec. C’est ce qu’on appelle un transgenre, en fait. Sauf que c’est tellement plus compliqué que ça dans la vraie vie. Parce que l’autre, là, celui qui a en plus eu l’intelligence de se commander un verre – histoire que l’étudiant puisse finalement boire dans le sien si ce n’est pas les siens, il n’est pas sûr – et bah avant, il n’était pas un mec mais une fille. Sinon, jamais Gamaliel ne l’aurait appelé comme ça. Après tout, il savait s’y faire avec ce genre de concepts. Ou en tout cas, c’est le continuum dans lequel se trouvait son esprit à l’instant t. Et il y avait une conclusion qui était toute élégante et simple à comprendre. Le truc qui simplifiait et expliquait tout. Mais alors-là TOUT. Même le genre des divinités, ou celui des téléportations. Enfin peut-être pas en fait. Parce que c’est flou les téléportations. À cause des gens, qu’on lui disait. Alors suffisait de se débarrasser des gens. Plan parfait, cinq sur cinq. Du coup y aller la nuit. Pour que les gens ne puissent pas voir. Ouais, ouais, ça faisait sens. Et si ça n’était pas le cas, il n’y avait qu’à créer et publier un dictionnaire indépendant. Qu’ils aillent se faire voir, les pédants croyant connaître les mots mieux que tout le monde. Une langue, c’est en mouvement comme dans les baiser. Donc quand c’est une langue vivante, ça baise tout le temps. Et on se retrouve avec des tonnes de sms sous le bras et des têtes vides qui deviendront des vieux schnoks. Où qu’on en était par contre ? Gamaliel se souvînt assez facilement qu’il était question de genre. Ouais c’était ça.

« - Bah écoute, t’es un genderfluid en fait, mec. Ça c’est la réalité vraie. Et c’pour ça que le plan peut marcher. Sinon, bah il échoue. »

 Là encore, tout était parfaitement logique. Il l’avait dit lui-même que si des personnes voyaient ça, l’mec pouvait aller en taule. Sauf que… S’il n’était pas un mec, c’était pas possible. Et voilà. BIM dans ta face. Un truc comme ça, en fait. Ce qu’il s’empressa d’ajouter du coup, à la vue de l’interlocuteur génial qu’il avait trouvé. C’était pas tous les jours qu’on pouvait causer comme ça. Et boire aussi. Manquait plus que de grailler, en fait.

« - Nan, nan. Tu peux y aller de jour. L’mec est pas suspect si c’est pas un mec. En plus, la nuit les lumières du magasin sont éteintes. Tu trouves pas le bon lit, tu essaies de voler le mauvais et là, c’est le malheur suprême. Parce que tu peux plus te téléporter vu que tu vois plus rien, tu piges ? »

 Il se gratta un petit peu le menton en buvant une gorgée d’alcool vu que maintenant, il avait à peu près le droit s’il se souvenait bien de ce qu’il se passait. Et il s’en souvenait probablement bien puisque l’autre avait commandé un verre. Du coup tout se passait très bien dans le plan, sauf que les gens sont cons. Ca a déjà été dit, donc c’est redit. Et s’ils sont cons, ils peuvent tout faire foirer. Suffit qu’ils comprennent pas le genre de la personne en face d’elles pour qu’ils pensent que c’est un mec et qu’ils le foutent en taule. Et c’est pas marrant parce qu’à ces moments, bah on est bien embêté. Surtout quand on commet un larcin c’est l’expérience qui parlait. Ou qui aurait parlé s’il en avait eu une, puisque la sienne était tout bonnement inexistante en fait, si c’est pas triste la vie. Suffisamment triste pour pleurer toutes les larmes de son corps. Sauf que ça s’faisait pas. Parce que l’alcool coupé aux larmes, c’était pas le meilleur des breuvage. Donc il ne lui restait plus qu’à parler d’un ton triomphant.

« - Sauf que, mec, bah… Les gens sont cons. Donc ils vont pas capter que t’es genderfluid et du coup ça march’ra pas. Donc il suffit d’acheter une BOUGIE. T’allumes la bougie et pouf ça fait de la lumière et tu vois. Et tu peux TP le lit. Ou le magasin, non ? C’un objet le magasin ? Tu le touches, tu le TP et pouf t’es heureux, nah ? C’est bien ça, de voler tout un magasin. Pas fait depuis l’époque de Shakespeare, j’crois. Sauf que là c’était pas un magasin si j’me souviens bien. Tu sais toi ? »

 Ouais parce que quitte à voler un matelas, autant avoir les autres. Comme ça si on l’aime pas en fait, bah on peut toujours en trouver un bien. Les gens quand ils essayent des matelas, ils ont besoin d’une bonne semaine pour être sûrs de l’achat. En tout cas s’ils veulent bien s’y prendre. Et c’pas vraiment possible. Parc’qu’après t’es sur les caméras de surveillances, tu tournes autour, et t’es cramé. Enfin peut-être c’est à voir. Dans tous les cas, il manque toujours la bouffe, en fait. Alcool, discussion, pas de nourriture. C’sans doute pour ça que le jeune adulte se met à commander une planche saucisson-fromage. Même s’il a pas particulièrement faim. C’est bien de discuter à table qu’on lui a dit, mais si y’a pas la nourriture, c’pas pareil en fait. Un autre problème de réglé.



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MessageSujet: Re: [Bar "Sunk'n Norvegian"] Le casse du siècle   Lun 10 Avr 2017 - 17:04
Waw. Il est perché ce mec, sans déconner. C’est quoi son délire de genderfluid et tout ? Je comprends pas ; j’veux dire, je suis un gars, non ? Là, j’ai décidé tout à l’heure que j’en étais un et que j’en avais toujours été un, alors pourquoi il continue à me dire que je peux pas en être un si j’en suis pas un ? Attends, peut-être qu’il tente de me convaincre d’un truc, ou qu’il y a un message caché derrière ça – ça se trouve, lui il veut être une meuf mais il ose pas trop se l’avouer, alors il fait genre que c’est moi qui prétends ça. Ou pas.
Et en plus il repart sur l’histoire du cambriolage, là. Déjà qu’une donnée c’était trop pour ma caboche à traiter, v’là qu’il embraye sur trois à la fois. Sauf que déjà je vois pas ce que je foutrais avec une bougie dans ma poche, c’est pas très pratique ; et deuxième, j’y connais que dalle à Shakespeare. J’en suis pas encore au stade littérature classique dans mon marathon de la culture, donc vaut mieux pas qu’il me pose trop de questions là-dedans. Je serais fichu de pas y répondre, tiens.

Ah, j’ai une idée. Pour prouver que je suis garçon, faut que j’agisse comme un mâle, c’est ça l’idée. Reste à trouver comment ils font ceux de la nature, parce que parfois le but c’est de montrer qu’on est le dominant. Le grand viril, quoi. Uh, c’est ça qu’il faut que je fasse.
Sans attendre, je bombe un peu le torse et vient me frappe la poitrine de mes poings, simplement une fois. Une seule parce qu’aussitôt le premier coup résonné, je vois des tas de pairs d’yeux se tourner vers moi, l’air ahuri par ma démonstration de force. Alors, c’est ça d’être supérieur aux autres ? C’est un peu chiant, en fait. Je préfère repartir sur notre débat avec l’autre oiseau, honnêtement.

« - Ben, attends, y a des trucs qu’il faut qu’on remette au clair, mec. Déjà, on dit que le mec il est nyct….Nyc...Nycto… Il voit dans le noir. Comme ça pas besoin de lumière et tout, c’est nickel. Mais par contre, tu vois, il peut téléporter que les trucs qu’il peut porter, tu vois l’idée ? Donc le magasin, c’est un peu gros, hein. Même une supérette, à la limite une cabane en carton quoi. »

Ouais voilà, tout à fait ! Il est tout comme ça mon personnage, même que la vérité vraie c’est que je suis en train de parler de moi. Mais ça le gars il le sait pas, parce que mes pouvoirs c’est un truc hyper secret que je dois pas lui raconter. Eh ouais, j’suis un type mystérieux, moi. Même, comme dit Luna, j’suis un homme au passé sombre, c’est tout. Pourquoi ? Ben, parce que déjà, j’en ai. C’est déjà une bonne raison.

« - Bon par contre, je suis un garçon, hein. Du coup les gens ils vont me voir parce que j’en suis un et pas parce que j’en suis pas un parce qu’ils sont cons. Enfin, ouais, ils sont cons les gens, mais parfois y en a des un peu plus malin que d’autres, tu me suis ? Bref, c’est ça le truc. C’est qu’il faut y aller la nuit, parce que ça pose pas de souci au mec dont on parle. Après, y a peut-être des caméras ou un truc de sécurité, t’vois ? Faudrait pas qu’il aille en taule, ce serait con. »


Pause. J’viens de beaucoup causer d’un coup, j’ai besoin de boire un coup. Ah merde, j’ai vidé cul sec mon verre, parce que j’étais trop pressé. Bon, ben un nouveau alors, et que ça saute.
En plus, on a toujours pas abordé le sujet principal de l’affaire : quel lit prendre. Y a plein de modèles différents, et j’sais vraiment pas lequel serait le mieux pour mon dos. Un plus large, mémoire de forme, résistant aux taches. Tout à la fois peut-être, ça se trouve ils en vendent des super de luxe. Ce serait cool franchement.
Ouais. J’réfléchirai à comment amener tout ça dans ma chambre plus tard, hein. On s’en fout, pas vrai ? L’important c’est d’avoir un plan, on le finira plus tard. C’est comme ça que j’ai toujours fait, tiens, et ça m’a toujours porté bonheur, ha.


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