Un mystérieux petit animal croise votre route : Je souhaite que tu passes un contrat avec moi. En échange, j'exaucerais n'importe lequel de tes voeux.
 

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 [Les égouts de la ville] Nan ! Maitre splinter ! [Terminé]

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MessageSujet: [Les égouts de la ville] Nan ! Maitre splinter ! [Terminé]   Dim 12 Mar 2017 - 15:53
Égout de la ville:
 

La bestiole d'encre s'est enfuie par là. Putain d'lache. Putain d'tumeur de l'humanité. Nan. Vraiment. Ca m'apprendra a ne pas faire des kekkai plus haut. Parce que les égouts, c'est parfaitement le lieu idéal pour s'enfuir. Elle n'a eu qu'a se laisser couler et traverser la matière pour réapparaitre dans cet endroit putrescent. Et moi. Au lieu de lui lâcher la grappe. Je  me suis comporté comme une putain d'imbécile. J'ai décider d'aller la traquer sur son lopin d’obscurité. Comme un bronze greedy qui chase en mode brainless.
Mais bon. Maintenant que je suis descendu. Autant finir le travail dangereux pour lequel je me suis engagé . Nan ?

Bon, je regrette instantanément cette décision. Fin', nan. Pas instantanément. On va dire que je commence a comprendre l'ampleur de ma connerie quand j'ai commencé a soulever la plaque.
L'odeur s'est échappé de ce trou dans la chaussé. Et mentalement, je remercie mon rhume de me priver un peu plus du sens de l'odorat.
Passé cette épreuve, je me suis décidé a emprunter une échelle relativement peu engageante. La faute à ses barreaux métallique qui ne laissait pas transparaître la moindre once de solidité ou de sécurité. Ou alors, le simple fait de pas voir le fond et donc, de ne pas savoir ou on va atterrir est probablement un truc qui me bloque aussi. M'enfin. J'y suis, j'y reste.

Quand j'ai déposé le pied, c'est peut être ce moment ou j'ai commencé a regretter. Le tunnel de service. Le fait d' entrain d'étouffer dans cette ambiance, dont la moiteur apporte des doux relents de moisissure et des effluves de selles. Dans se tunnel de béton, je marche a coté d'une douce rivière de déchets, sur des dalles cimentées et lisses. Un chemin de services pour les rares chanceux qui travaillent dans cet agréable environnement j'imagine.
Je reste a proximité des lumières, cherchant a percer l'uniforme de ténèbres qui m'entoure. Mon téléphone en main fait office de lampe torche improvisée.

Je regarde les relief d'un œil critique a l’affût du moindre bruit. Je me tourne, cherchant a rejoindre les bords du kekkai. Il n'était pas petit. Elle ne doit pas être loin. Brutalement, l'eau putride se fend dans mon dos. Je me retourne en retard pour faire fasse a mon adversaire.  Mon arme dessine une courbe et le metal se fiche dans son épaule. Son attaque vient, avec un brin de retard. Sa griffe lacère mon aine et plaque mon dos contre le mur courbé de ciment.

Sa griffe se leve. Entame une courbe descendante. Crise sur le métal quand elles rencontre le manche de ma hache. Mon pied prend appuie sur le mur se projette avec force contre la bete. La lame disparaît brutalement dans la chair noiratre de l'ombre et je me retrouve au sol.
La créature se dissout dans l'air ambiant et je suis nez a nez avec la rive fétide. Mélusine est tombé au fond de l'eau, et je la révoque vu le sentiment de malaise qui nait de cette situation.

Doucement, ma tête se relève, puis mon dos. Après quelques minutes sans pouvoir réagir. Mes mains supporte assez de poid pour que je bouge. Je m'adosse au mur, a défaut de pouvoir me relever. Une fois là, j'attends que mon souffle s’alourdit, devient plus régulier. Mon esprit révoque doucement le kekkai.
Cette apparition brutale fait fuir un rat qui squattait par la.


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MessageSujet: Re: [Les égouts de la ville] Nan ! Maitre splinter ! [Terminé]   Lun 13 Mar 2017 - 23:00
Toute trace du vieux monde n’avait pas nécessairement disparue, certains vestiges de l’horreur qui fut jadis le quotidien des hommes continuant à exister, même dans le monde moderne dans lequel celui-ci se sentait confortablement en sécurité. Bien installé au fond de son lit, lové sous sa couette chaleureuse, il était à mille lieux des vagues de malheurs et de furies qu’avaient connues ses condisciples dans ces époques plus moyenâgeuses où la vie ne tenait qu’à un rien, fût-il la clémence du seigneur ou l’alignement des étoiles. De ce monde qui rappelle à notre inconscient les merveilles qui lui ont été contées au travers des fables et des récits héroïques des temps jadis, on occulte le putride, l’infecte, le peu ragoûtant. Ces pulsions qui, si elles ne sont recherchées que par certains individus bien particuliers du genre humain, font toutefois partie de sa nature profonde.

 Choquer quelqu’un, le rendre coït et, en même temps, bouleverser son âme toute entière jusqu’à en ébranler les fondations, telle était la vision romantique – et utopique – des arts, poésie ou peinture ; Parvenir à maîtriser des forces qui font trembler les cœurs de ceux qui les rencontrent et qui les touche durablement. Et pour cela, quoi de mieux que l’abjecte, que ce qui dégoûte par sa nature même. Ce qui rappelle la fugacité de la vie, et tous ces faits que l’on souhaiterait oublier et qui, pourtant, ne font que se dérober à notre conscience sans jamais en disparaître – ce qui évoque à notre esprit les cadavres que nous deviendrons. Ce qui permet de prendre toute cette noirceur, toute cette vision négative des choses et de la transmuter en un miracle, en une œuvre qui, si elle engendre le mépris, attire toujours le regard des autres, c’est l’art. Et c’est à travers cette démarche destructrice, qui lui était venue à l’image des poètes maudits – même s’il ne savait pas grand-chose sur eux, et qu’il n’avait absolument aucune fois en cette démarche qui était surtout un moyen de décompresser et de s’amuser – que Gamaliel avait décidé de sortir peindre à l’extérieur.

 Motivé par la recherche d’une puanteur visuelle à retranscrire – et aussi par le fait qu’il ne serait de toute façon pas capable de faire mieux que ça niveau représentation et n’était pas prêt à ce qu’on le regardasse faire -, ses pas l’avait mené dans ces galeries sous Palema qui permettaient de se confronter aux déchets que produisait l’homme de par sa simple existence, cette place emplie d’une symbolique puissante et épique et qui était autrement connu sous le nom banal et trop commun que lui donnaient les mortels ne parvenant pas à saisir sa véritable nature, leur quotient intellectuel étant naturellement trop bas pour cela – contrairement au sien. Bref, cette place que l’on nommait également les ‘égoûts’, d’un nom peu ragoûtant mais qui annonçait tout de même tout ce qu’il y avait à savoir sur le plat auquel on se retrouvait confronté. En tout, c’est le raisonnement qu’il aurait pu avoir s’il était l’un de ces adolescents tourmentés qui laissent perler un liquide rubis sur leur peau pâle dans le seul but de s’extasier devant un tel contraste. À la place, il se permettait tout simplement d’essayer d’émuler un tel esprit au sein d’un exercice créatif. Et pour mieux comprendre certaines de ses connaissances, par exemple. Genre Bibi. Ah non en fait, pas Bibi.

 Bref, il s’était installé au fond de ce trou qui constituait les intestins de la ville, ignorant au passage les interdictions de s’y rendre, en bon étudiant parfaitement normal et attentif – les visites des égouts faisaient partie des traditions étudiantes locales. Si son nez avait été agressé dès son arrivée, il était tout de même parvenu à s’habituer à l’odeur et pouvait donc à présent respirer les effluves nauséabonds sans arborer l’expression du dégoût – ou de la victime, s’il s’agissait d’une âme en peine que même les lieux les plus tranquilles de Palema ne laissaient pas tranquilles, persécutés qu’il était. Et il avait également eu le temps de se mettre dans l’état d’esprit nécessaire – au cas où vous ne l’auriez pas remarqué ; notons d’ailleurs au passage que cela lui a demandé des efforts prodigieux – pour peindre le cadavre de rat qu’il avait pu trouver. Celui qui présentait des couleurs qui n’attiraient aucunement son regard – mais dignes de celles qu’il était capable de mélanger – et dont les formes étaient aussi indistinctes et déprimantes que les traits qu’il parvenait à coucher sur une toile.

« Meurs, entité conceptuelle, tu périras par mon pinceau en t'incarnant dans la réalité ! » Fini-t-il par s’exclamer, tentant toujours de jouer le rôle qu’il s’était donné.

 Sauf que, juste avant qu’il ne dise ces mots – qu’il n’avait pu s’empêcher de laisser sortir de ses lèvres, il fallait bien jouer un rôle jusqu’au bout si l’on devait devenir acteur, sauf qu’il ne souhaitait pas particulièrement en devenir un – une personne était soudainement, et suspicieusement apparue en plein milieu de son champ de vision. Comme ça, comme par magie. Un peu le genre d’évènement qui ferait croire aux débiles qu’il venait d’imiter qu’ils étaient des élus choisis ou quelque chose du genre. Sauf que lui, il savait pertinemment bien que ça n’était pas normal et que ça n’avait probablement strictement rien à voir avec lui. Et donc qu’il valait mieux se la fermer et ne rien demander, même si la curiosité le rongeait intérieurement.

« - Salut ! » Lança-t-il pour tenter de calmer un peu ses envies d’en savoir plus,  en se prouvant à lui-même qu’il n’apprendrait rien. Et puis, dans tous les cas, ça n’était pas normal. Et la dernière chose qu’il voulait pour l’instant, ce n’était ne pas être normal. Quoi qu’il aurait été normal de vouloir être anormal, observation qui faisait qu’il ne savait tout bonnement plus où donner de la tête.

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MessageSujet: Re: [Les égouts de la ville] Nan ! Maitre splinter ! [Terminé]   Mar 14 Mar 2017 - 21:34
« Meurs, entité conceptuelle, tu périras par mon pinceau en t'incarnant dans la réalité ! »

Je crois que j'ai tourné la tête pour offrir à l'éclat de voix mon visage le plus blasé. Bon, apparemment, j'étais pas sensée être témoin de cette scène je crois. Mais genre... Vraiment ? Y'avait des gens qui sortaient ce genre de phrase dans un égout ? Seul ? En train de peindre ? Avec des rats et

« - Salut ! »

Le type devait avoir tourné le commutateur. Du mode « Weirdos », il était passé en mode « type normal » Ce qui ne le rendait que plus suspicieux à mes yeux. Je me surprends à calculé le temps et langle qu'il me faudrait pour invoquer Melusine et l'éventrer si jamais il lui venait a l'idée de s'approcher de moi de manière louche. Mais pour le moment, il est statique. Et moi, je suis toujours assise et adossée au mur. A le jaugé de toute ma maigre hauteur. Lui et son chevalet. M'enfin, même l'hostilité la plus saine ne m’empêche pas d'être cordiale. Ou du moins d'essayer de l'être quand les circonstances d'une rencontre démarrent avec au moins deux clichés de films d'horreur

« Yo. »

Bon, que font les gens normaux en pareil circonstances ? Bon. Déjà, les gens normaux ne trainent pas dans les égouts. Problem solved.
Meeeerde, c'pas suffisant pour rêgler l'embrouille qui arrive à l'horizon. Réfléchis. Refléchis...

« Il fait un peu frisquet cette saison, nan ? »

Merde. John commence sérieusement a influencer mon cerveau j'crois. En tout cas, j'crois que je suis doucement en train de partager son éloquence sur le moment


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MessageSujet: Re: [Les égouts de la ville] Nan ! Maitre splinter ! [Terminé]   Dim 2 Avr 2017 - 16:11
Ne plus savoir où donner la tête et commencer à penser en queue de poisson était chose aisée. Il suffisait de se pencher quelques instants sur des notions plus nihilistes ou fatalistes de notre réalité pour se retrouver face à face avec des réflexions dont on ne pouvait jamais sortir, tout simplement parce que tout était inutile, que ce soit faire une action spécifique ou ne pas la faire. Le choix était relégué à un évènement qui n’apporterait jamais quoi que ce soit de concret à la fin – parce qu’on meurt tous un jour ou l’autre et que dans plusieurs terra-années l’univers tel qu’on le connaît n’existerait sans doute plus. De tout cela, on pouvait en tirer qu’on avancerait quoi qu’il arrive et qu’il n’y avait pas vraiment une importance capitale à savoir comment quelqu’un pouvait apparaître de nulle part. Et que se balader dans les égouts n’était, au final, pas digne d’intérêt. Ce qui signifiait ou ne signifiait pas qu’il n’avait pas besoin de poser la question et pouvait continuer à discuter de façon normale, surtout que l’autre personne venait de lui rendre son salut. Mais ce qui signifiait aussi que poser la question n’avait aucune espèce d’importance et qu’il pouvait le faire. Le pire étant que les deux comportements pouvaient paraître comme étant normaux et banals aux yeux de l’étudiant, ce qui ne facilitait pas son choix.

 Au final, ce choix ne vînt jamais, il n’eut pas le loisir d’arriver au bout de sa réflexion et de sortir du fait qu’il était en train de se mordre la queue. En effet, elle avait été plus rapide que lui à lancer la discussion sur quelque chose. Parce qu’on pouvait dire ce qu’on voulait mais une simple salutation, ça n’aide pas vraiment à se concentrer sur autre chose que ce qu’il s’est passé quelques instants auparavant. Alors qu’une question, une vraie, c’était tout de suite beaucoup mieux. L’esprit s’occupait à autre chose – à trouver la réponse, à renchérir de façon naturelle, par exemple – et tout finissait par aller pour le mieux. Surtout qu’il était de convention de répondre aux questions que les autres nous posaient tant qu’elles n’étaient pas rhétoriques – ce qui n’était pas toujours aisé à détermine mais il pouvait sans trop se tromper dire que ce n’était pas le cas ici. Il s’agissait tout bonnement d’une tentative de discuter, voilà tout. Parce que c’est un peu dérangeant d’être dans une situation comme ça sans discuter, surtout en considérant que parler serait bénéfique à tout ce fatras.

« - Ouais, un peu. Mais je crois que c’est surtout parce qu’on est dans les égouts, tu sais ? Le soleil tapait fort tout à l’heure. Trop pour qu’on distingue bien quoi que ce soit sans plisser les yeux. Pas facile de peindre dans ces conditions, je sais pas si tu as déjà essayé. »

 Il parlait en disant un peu n’importe quoi mais ça n’avait pas d’importance. Sortir ce qui passait par la tête, ça marchait très bien – en fonction de ce qui passait dans la tête, par contre. Il avait pas mal de choses dont il ne convenait pas de parler. Genre la nécrophilie, la politique, les pénuries de bonbons, la place des mâles cys blancs dans la sociétés… Ça, c’étaient des sujets de discussions assez épineux qui pouvaient embêter les gens. Quoi que… Vu la situation, pourquoi ne pas poser une question absurde comme ça histoire d’oublier le reste de la bizarrerie. Allez, hop, on essaie.

« - Sinon, qu’est-ce que tu penses de la place des mâles hétéros cis blancs dans la société d’aujourd’hui ? »

 Ouais, voilà. Ça c’était simple, et pas courant. En fait c’était ses cours et il pouvait avoir ce genre de discussions avec ses camarades de classe. Donc il saurait au moins quoi dire après. Pas comme s’il se mettait à lui demander ce qu’elle pensait des pratiques nécrophiles. N’étant pas un amateur de la chose, il aurait sans doute été bien incapable de poursuivre la discussion si elle s’entamait.

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MessageSujet: Re: [Les égouts de la ville] Nan ! Maitre splinter ! [Terminé]   Dim 2 Avr 2017 - 20:45
Attend... Ca marche vraiment ? Je crois que dans l'obscurité, mes paupières se sont un peu agrandis pour lui offrir mon visage le plus hébété possible. J'veux dire... Que... Ouah...
J'ai débloqué un super pouvoir permettant de faire un genre de mindfuck total ? Hum... Nan. J'ai beau avoir cherché. Même si avec le temps mon vœu s'est un peu barré de ma mémoire. Ca tournait plus autour de la famille que du mindfuck.

Parce que non content d'essayer de relancer la conversation en parlant de banalités particulièrement ininterressante. Le type relance totalement la conversation dans un virage a 180°. Le tout. Sans la moindre transition.
Ok. Je suis blessée. Ok, je viens d'apparaitre au regard d'un type qui semble être un contractant un peu plus perché que la moyenne. Ok. Ce type me parle du temps qu'il fait, de sa peinture, de son problème de plissage de yeux avant de dériver sur un vaste sujet englobant la sociologie et le rapport aux privilèges.
Genre... Y'a comme une putain de suspension consentis de l'incrédulité qui vient de poper dans mon cerveau. Si c'est un film chelou qui se dévoile sous mes yeux. Et qu'en suis genre un peu spectatrice. Autant rentrer dans le jeu de cette conversation improbable.
Ma voix mal assuré commence doucement a émettre quelques mots. J'en oublierai presque que nous sommes dans des égout puants. Et qu'il y a un rat crevé a deux pas de moi.

- Bah... Euh... Le mec est privilégié par rapport à la femme. Le blanc est privilégié par rapport au noir. L'homme hétéro est priviliégié par rapport à l'homo. Le cisgenre privilégiés par rapport aux trans. Donc euh...

J'essaie vaguement de formuler une conclusion qui irait quelque part. Avec un petit coté philosophique non négligeable

- C'est un peu comme le mode "Coop Vs Ia" dans League Of Legend. Le mode facile et tout confort. Nan ? Des casual gamers de la vie.

Ouais. Nan. C'est loupé. J'crois. C'est peut être pas le genre de chose qu'on déclare 20secondes apres avoir rencontré quelqu'un. Du moins. Pas quand on est sobre.


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MessageSujet: Re: [Les égouts de la ville] Nan ! Maitre splinter ! [Terminé]   Dim 9 Avr 2017 - 0:03
Vient un moment dans la vie où l’être humain, fort de l’expérience qu’il aura accumulé plusieurs années durant, finira par s’apercevoir que le sujet d’une conversation n’est pas ce qu’il y a de plus important, et qu’une conversation normale commence toujours d’une façon ou d’une autre sans que celles-ci ne soient fondamentalement similaire. En conséquence de quoi, il était effectivement intéressant d’aborder quelqu’un avec une question aussi étrange que celle qu’il avait sorti, sauf que Gamaliel ne le faisait jamais de peur de frustrer les gens. Là, c’était l’inconnue qui avait tout de même un peu mis à mal ses neurones puisqu’il ne comprenait pas la manière dont elle s’était retrouvée devant lui, donc lui raconter n’importe quoi était égalisé. Et lui permettait en passant d’oublier le reste, d’être concentré sur le délire dans lequel il partait – chose très humaine que de faire un délire, ou de raconter n’importe quoi. Le problème principal étant que cela pouvait rater, en fonction de l’heure, de la météo, de la chance, de jets de dés faits au hasard – sauf qu’étant donné la situation, il était plutôt probable pour que discuter de n’importe soit accepté.

 Ce fut le cas, et si l’inconnue semblait ne pas s’être attendue à cette question, ce qui prouvait d’une certaine façon sa normalité, elle se rattrapa en tentant de formuler une réponse. Tentant parce qu’à la place, elle commença tout simplement à citer des observations toutes simples sur chacun des adjectifs décrivant les individus que l’étudiant avait mentionné, plutôt que de se concentrer sur le tout en soi. Donc ça ne répondait pas trop à sa question, en fait. Ce qui n’avait absolument pas d’importance pour Gamaliel, qui était de fait déjà satisfait lorsque vînt la conclusion fulgurante et d’une vivacité d’esprit rare Sauf qu’en y réfléchissant bien, il n’était tout simplement pas possible de formuler une idée géniale sur le sujet, pour la bonne raison que les idées géniales n’existaient pas.
 Dans tous les cas, cette fille était une personne sympa Suffisamment, en tout cas, pour qu’il ait oublié ce qu’il s’était passé quelques instant auparavant – et le rat mort également – et se retrouve à réfléchir un peu, appuyant son pinceau sur son menton de façon distraite – ce qui eut pour conséquence de mettre une tache de peinture – en essayant de trouver comment enchaîner. Parce que ça n’était tout simplement pas drôle de parler de tout ça sérieusement, et le ton était bien mieux trouvé en parodiant les jeux vidéo. Et dedans, tu n’avais pas que les casuals. Il y avait pire – ou pas, c’est fonction de la capacité d’une personne à profiter d’une autre, action sournoise entre toute mais oh combien utile, comme si on mettait dans sa poche un meneur de jeu.

« - Bah tu sais, c’est assez vrai. Mais il y a un truc qui transcende tout ça. Casual ou pas, bah tout le monde peut potentiellement y avoir accès. Même si c’est plus en faveur des cis-hétéro blancs tout ça tout ça. Et c’est les Pay To Win, tu vois ? »

   Au bout d’un moment, lorsque tu penses à la vie, il y a tout le malheur du monde qui te tombe dessus. Et ça ne te fait ni chaud ni froid. À la place, le problème c’est plus le fait que tu ne saches pas quoi faire de tes mains parce que tu viens de t’apercevoir qu’où que tu essayais de les mettre, le pinceau allait te gêner ⋮ Dans tous les cas, c’est sympa de parler avec des gens, de temps en temps. Souvent aussi, même. Sauf que c’est tout de même malaisant de discuter dans les égouts, c’est sans doute pareil qu’un mec qui te fait des câlins sans demander ton avis et sans vraiment savoir en faire un de façon élégante, délicate, et raffinée.

« - Sinon, bah… Ça te dit on remonte là où y’a du soleil et on prend un verre au lieu de rester paumés comme deux clodos dans les égouts. Parce que c’est pas que j’aime pas ici, mais ils ont pas encore ouvert de bar dans les égouts que je sache. »

 Par réflexe, il se mordit un peu un doigt de la main droite, en profitant pour se refaire un trait de peinture sur le visage au passage. C’était genre pas une si mauvaise idée que ça, en fait. Mais pas du tout, au contraire. Peut-être que ça n’était pas totalement voué à l’échec

« - Quoi qu’en fait il fait bon ici. Et c’est original, genre trop underground et tout. Ca te dirait pas d’en ouvrir un ? Ca pourrait peut-être marcher. »

 Et il n’était même pas bourré

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MessageSujet: Re: [Les égouts de la ville] Nan ! Maitre splinter ! [Terminé]   Jeu 13 Avr 2017 - 3:05
J'allais répondre a ce nouvel éclairage particulièrement fin avant de me reprendre. Pour cause. Il a eu le temps de réfléchir a un sujet de conversation avant que je ne capte ce qu'il vient de dire. Du coup, quand il a commencé a reparler de clodo et de verre. J'étais en mode Whaou ! Les HSBC, ce sont les types qui dépensent 50 euros par mois dans un jeu pourris comme League of Angel ! Mais du pûr génie. Alors que les autres, ils jouent a Dark soul avec la classe mendiant pour a peu pres le même effort.
La vie, c'est un dark Souls en Pay to win !

Et le suis pas bourrée ! Bon. Pour ma défense, j'ai quand même une sévère blessure a l'aine et un peu de « jus d'égout » qui a aspergé mon corps. Ce qui me pousse surtout des envies de douche, plutôt de que de quelconque verre.
Ah ah. Qu'est ce qu'on foutrait pas pour sauver l'humanité de son cancer sur griffe.

« - Sinon, bah… Ça te dit on remonte là où y’a du soleil et on prend un verre au lieu de rester paumés comme deux clodos dans les égouts. Parce que c’est pas que j’aime pas ici, mais ils ont pas encore ouvert de bar dans les égouts que je sache. Quoi qu’en fait il fait bon ici. Et c’est original, genre trop underground et tout. Ca te dirait pas d’en ouvrir un ? Ca pourrait peut-être marcher. »

Le coup du... « On va boire un verre » est cordialement chelou. J'veux dire ce type s'y prend mal. Généralement on amene une fille un peu bourré dans un endroit glauque. On ne la rencontre pas dans un endroit glauque et APRES on l'invite a boire un verre. M'enfin. Ce qui est cool avec les conversation perchée. C'est qu'on peut balancer la première connerie

- T'sais mec. Qui te dit que je suis pas un clodo enragée qui vit ici ? Si ca s'trouve j'me prends pour une tortue ninja et ce rat crevé était Maitre splinter pour moi. Qu'est ce qui te dit que je ne me sens pas empreint d'un sentiment de haine vengeresse a ton égard ?

Essaie de flipper l'inconnu. J'ai pas une gueule de xénomorphe. Mais quand même essaie juste de te dire « Ok, je l'évite d'un commun accord avec moi même ». Ça serait cool pour ton avenir si tu étais doté d'un semblant d'instinct de survit


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MessageSujet: Re: [Les égouts de la ville] Nan ! Maitre splinter ! [Terminé]   Sam 20 Mai 2017 - 1:22
La vérité, c’était que Gamaliel aimait bien parler pour ne rien dire, l’expérience n’ayant rien de désagréable. L’absurde et le non-sens faisaient partie intégrante de la vie et il était d’autant plus intéressant de partir dans une telle optique pour une discussion que l’on voulait, justement, ne pas avoir besoin de s’embêter à faire sens et à répondre de façon cohérente à autrui – ce qui laissait aussi la possibilité d’éviter de penser, d’avoir à gamberger. Laisser son cerveau tranquille, le mettre en mode off, ça avait aussi l’avantage de permettre d’oublier, et de minimiser l’impact de la mémoire courte sur son comportement – il n’en était pas sûr, mais s’il choisissait que c’était vrai, ça le deviendrait. C’est comme ça que ça marche après tout. La volonté fait plier le sentiment, l’émotion, dirige le tout dans la direction désirée. Et, pendant ce temps, le sentiment modèle la volonté et la renforce, toujours vers la direction que l’on veut atteindre, un peu comme un cercle vertueux. Être convaincu, c’est fonctionner.

 « - Je le sais parce que je vis ici. Si t’étais une habituée du coin, je t’aurais déjà croisée. »

 À question stupide, réponse stupide. Mais c’était justement ça qui était intéressant, qui amusait, et qui faisait que ses lèvres se relevaient en un sourire. Un haussement d’épaule, suivi d’une action toute différente coulent comme naturels hors de Gamaliel, l’entraînant à se saisir du rat mort, de ce Maître un peu trop décrépis et piteux pour sembler avoir une réelle valeur – à part, peut-être, pour enseigner le caractère éphémère des choses. Un rat qui se balance, de bas en haut et de haut en bas, au rythme d’un bras, n’empêchaient pas de parler, ce dont il ne se priva pas, tout en sentant un certain confort dans cette action-là, justement, celle de balancer un objet et de laisser son bras aller et venir. Même si pensait à l’objet n’était absolument sur la liste de ses priorités – ni même des potentialités qu’il permettait réalisées.

« - Et puis tu ne peux pas me haïr. C’est impossible, ça ne marche pas comme ça, la vie. Elle a des ballerines, pas des baskets, tu sais ? Ah et sinon, si tu tiens tant à ton Maître de philosophie, tu peux le récupérer si tu veux, je n’en ai pas forcément besoin, je ne sais pas trop. »

 Le geste étant joint à la parole, le rat put apprécier son premier vol plané en direction d’une jeune fille – à moins que sa vie ait été vraiment très étrange pour un rat, mais genre vraiment très étrange. Le bras qui se balançait jusqu’alors s’arrêta, laissant place à une main tapotant sa jambe droite, et à laquelle il ne prêta tout simplement plus attention – ça ne servait à rien. Sa tête se pencha sur la gauche, dans une pensée, et il affirma ensuite, tout simplement, qu’il était peut-être possible de trouver un compromis.

« - Après, si tu veux me haïr, je suppose que l’on peut essayer de trouver comment. À deux, on devrait être capable d’atteindre un compromis et de faire en sorte que ça marche, si tu y tiens vraiment. Par contre, pour Maître Splinter, je vois pas vraiment ce qu’on peut faire, à part l’enterrer quelque part.  C’est pas comme si on pouvait faire revivre les morts, même des rats.»

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MessageSujet: Re: [Les égouts de la ville] Nan ! Maitre splinter ! [Terminé]   Sam 27 Mai 2017 - 17:24
« - Je le sais parce que je vis ici. Si t’étais une habituée du coin, je t’aurais déjà croisée. »

J'avoue. Je rie doucement dans l'égout en l'entendant répondre de maniere aussi parfaitement logique et absurde. C'est drôle. J'ai jamais pensé faire une rencontre aussi extraordinaire dans les égouts de Palema. Faut croire que j'avais beaucoup de préjugés sur les gens qui peuplent les lieux. Ou alors que j'ai un un petit coup de pot ma foi assez phénoménal. Nan ?
Attend ? Il vient de saisir a ce rat mort ? J'veux dire... Vraiment ? Il s'amuse a bouger comme ca le truc. Bon. Peut être dois je revenir sur ce que j'ai pensé et continuer d'avoir des clichés sur les gens qui squattent les égouts. Ça me parait même saint en vérité.  

« - Et puis tu ne peux pas me haïr. C’est impossible, ça ne marche pas comme ça, la vie. Elle a des ballerines, pas des baskets, tu sais ? Ah et sinon, si tu tiens tant à ton Maître de philosophie, tu peux le récupérer si tu veux, je n’en ai pas forcément besoin, je ne sais pas trop. »

Sur ces belles paroles il me le lance. C'est presque par un réflexe malheureux que je saisit le corps au vol du rat crevé. A pleine main. Brr... Quoique. Je suis actuellement partiellement trempée d'eau putride. Seul l'obscurité partielle et l'odeur de la rivière qui s’écoule a nos coté empêche ce type étrange de remarqué ca. J'en suis pas a une horreur près.

« - Après, si tu veux me haïr, je suppose que l’on peut essayer de trouver comment. À deux, on devrait être capable d’atteindre un compromis et de faire en sorte que ça marche, si tu y tiens vraiment. Par contre, pour Maître Splinter, je vois pas vraiment ce qu’on peut faire, à part l’enterrer quelque part.  C’est pas comme si on pouvait faire revivre les morts, même des rats.»

Je sourie doucement a sa remarque. S'il savait... Je vire tout de suite cette expression et regarde monsieur splinter avec une moue un brin dégoutée. Le truc est pas encore faisandé. Mais je me vois mal jouer un air d'ocarina pour lui prouver le contraire.

- Ouais. Je veux bien qu'on mette en place une commission pour que je puisse avoir un motif de haine. Ca te dit de la monter avec moi ? Je pensais a un truc genre Commission d'Attribution des Haine. Mais CAH c'est un peu moche nan ? Et puis est ce que toi même tu t'identifies naturellement a cet acronyme ?

Je réfléchis un brin avant de finalement trouver la solution a un problème que personne ne se pose

- Ouais. Mais en vrai. Je pense qu'on grille un peu les étapes. Avant ca, il vaudrait monter avant ça un comité pour choisir le nom de cette commission ?

Puis je réfléchis. Et brutalement, la vérité m'apparait :

- Mais... On ne peut pas nommer a deux d'une manière parfaitement équitable ce comité si nous n'avons pas de...
Putain. C'est pas possible. On ne peut pas s'arranger ensemble pour trouver un point d'entente pour se haïr.


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KyuBey
MessageSujet: Re: [Les égouts de la ville] Nan ! Maitre splinter ! [Terminé]   Lun 26 Juin 2017 - 12:34
Gamaliel n'étant plus, tu peux terminer le RP comme tu veux ou me MP pour l'archiver directement. Si j'ai pas de réponse d'ici quelques jours, je l'archiverais pif paf pouf o/



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MessageSujet: Re: [Les égouts de la ville] Nan ! Maitre splinter ! [Terminé]   Lun 26 Juin 2017 - 23:06
Suite a cet argument irréfutable. Ce type et moi abandonnons ce superbe projet de nous haïr. C'est triste ? Hein ? En même temps. Je n'ai pas besoin qu'un mec chelou s'attire ma haine. C'est pas le genre de cadeau qu'on reçoit a Noël. A la limite ce qui y ressemble le plus. Ce serait un putain de jouet qui fait du bruit, quand le receveur est le môme d'un type qu'on déteste cordialement.
M'enfin.  La conversation s'éternise dans un contenu de plus en plus abstrait. J'trouve ca marrant. De connecter avec un type aussi perché.

Sauf que je dois y aller. Je profite pour m'esquisser de l'égout. Dire adieu a ce type en oubliant volontairement de lui offrir un moyen de me contacter. C'est dommage. Il m'avait l'air aussi perché que sympathique.
Mais dommage. Je ne suis pas une personne fréquentable.


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MessageSujet: Re: [Les égouts de la ville] Nan ! Maitre splinter ! [Terminé]   
 [Les égouts de la ville] Nan ! Maitre splinter ! [Terminé]
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