Un mystérieux petit animal croise votre route : Je souhaite que tu passes un contrat avec moi. En échange, j'exaucerais n'importe lequel de tes voeux.
 

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 Passage express à l'hôpital ! [Avec Saskia Tochka et Mathias, dans la Clinique Sud] [Terminé] [ROK]

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MessageSujet: Passage express à l'hôpital ! [Avec Saskia Tochka et Mathias, dans la Clinique Sud] [Terminé] [ROK]   Sam 30 Avr 2016 - 19:55
[HRP : Ce rp est la suite d'un autre : http://fateofwishes.forumactif.org/t2080-ruelle-jefferson-ma-peau-me-brulait-saskia-kochka-termine#36987]

Le rp se déroulera dans la clinique Sud : La clinique principale du quartier sud est un bâtiment de taille moyenne s'élevant sur 3 étages, plutôt petit pour un tel établissement. Disposant de moyens limités et d'un équipement se faisant vieillot, il a l'avantage d'offrir à tous des soins d'une qualité respectable, quoi que la clinique manque de nombreuses ailes spécialisées. En outre, au vu du quartier, les urgentistes ont appris à éviter de poser trop de questions sur l'origine des patients et sur celle de leurs blessures.

L'établissement s'étendait devant nous. Il était bien moins grand que ce que je pouvais imaginer. Et le docteur nous ayant secouru était plus un comique qu'autre chose ! Dieu que je le détestais !
Peu importe. Nous étions là, et quoi qu'il arrive, j'avais besoin de soins. Ma main était écorchée, par ma faute, prendre un banc pour un sac de boxe, c'est pas une bonne idée. Et elle nécessitait quelques petits points de suture ! Quand à Saskia, cette fille que je viens à peine de rencontrer dans cette rue que je maudissais, elle avait une blessure conséquente au dos. C'est une fille de caractère, qui ... Comment dire ... Qui a montré sa blessure béante au médecin comme si c'était une griffure de chaton. La situation aurait pu être comique si sa blessure ne ressemblait pas à un énorme coup de couteau. Et à vrai dire, à ce moment là, je ne savais pas trop ce qu'ils allaient faire d'elle. La plaie avait l'air de cicatriser, ce qui est un peu étrange vu la "bête". Mais bon.

Le docteur nous disait de le suivre. On allait tout droit vers les urgences, en passant par un petit chemin, presque difficile d'accès. Cet hôpital, enfin, cette clinique à l'air d'être faire n'importe comment, sans compter qu'il n'avait pas l'air bien grand. M'enfin, après tout, nous sommes dans le quartier Sud, à quoi pouvait-on s'attendre ? J'espérais au moins que les docteurs étaient compétents ! Et vu l'autre guignol dégarni qui nous servait d'urgentiste, je commençais à m'inquiéter.

On entrait à l'intérieur, pénétrant dans un véritable gouffre beaucoup trop éclairé. Ca puait la bétadine, il faisait chaud à mourir et surtout l'éclairage était un peu trop fort à mon goût. Voire carrément aveuglant. Qu'est-ce qui leur a pris, sérieusement.
Enfin, cela importe peu. Ce que je remarquais surtout (après avoir retrouvé la vue), c'est que la liste d'attente étaient assez .. Conséquente.

- Hey toubib, ma main sera décomposée à l'heure où on va me consulter.

Ce à quoi il m'a répondu.

- Vous être aux urgences, c'est normal. Et vous êtes loin d'être dans le pire des cas. Il suffis de voir le dos de votre amie. Et puis, surtout, la plupart d'entre eux sont ici pour d'autres raison. Pourquoi êtes-vous là déjà ? Ah oui, un banc.

Je croyais que j'allais le tuer, mais ma main gauche n'était pas assez puissante pour ça. Je me contentais de rire ironiquement, en lui lançant le regard le plus désagréable possible.
Le médecin partait, sans doute pour "secourir" une autre personne. Il y avait encore deux places assises. Une chance ! Je me posais dessus, faisant signe à Saskia de se poser à côté.

- Tu penses que ça va aller pour ton frère ? Parce que je pense que ce sera plus long que prévu.

Je regardais les autres patients, qui attendaient. Tous vêtus de pauvres vêtements, comme moi. Les ravages de la pauvreté, cela me rendait bien triste. Dire que j'ai toujours vécu ainsi. J'espérais une autre vie, un jour, peut-être. Sortir de ce trou pommé était ma priorité numéro une, enfin, je devais d'abord arrêter la drogue. La drogue, justement. J'étais écoeuré. J'avais balancé une certaine somme d'argent par la fenêtre. Pour rien. Je savais que j'allais consommer encore. J'en avais déjà envie, oui. J'avais terriblement envie de me snifer une petite ligne, là, devant les médecins stupéfaits. Mon esprit s'encombrait de cette envie qui se faisait dérangeante. Alors pour passer le temps, j'observait attentivement la salle d'attente.

Nous étions dans une sale asceptisée. Blanche, comme dans toutes les salles d'attentes d'urgences au monde. A un détail prêt. Les bancs en métal sur lesquels nous étions tous assis commençaient à se faire vieux. Certains se démarquaient des autres par leurs pieds rouillés. C'est à ce demander comment ces vieux machins pouvaient supporter le poids de quatre personnes, bien souvent enrobées qui puis est. Eh oui, la pauvreté, quand elle n'attaque pas l'Homme avec ses addictions diaboliques, elle nous attaque avec le fléau qu'est l'obésité ... Quoi que, c'est aussi une certaine forme d'addiction, la bouffe. D'ailleurs peu de patients étaient de corpulence normale. Beaucoup étaient trop minces, les autres étaient clairement trop gros. Ces gens mourront d'une overdose, que ce soit de drogue ou de bouffe. Il y en avait un, au fond, qui devait frôler la mort chaque jours à cause du cholestérol. Le pauvre.

La salle était donc composée de bancs rouillés et de portes qui faisaient plus penser à un hôpital désaffecté qu'autre chose. Une vraie vision de film d'horreur. C'était assez mal entretenu. Mais l'organisation avait l'air assez basique. Un docteur ouvrait une porte grinçante, un patient partait et un autre rentrait. Certains personnels s'occupaient des handicapés ou des personnes âgées. Il avait l'air relativement compétant.

- C'est rare les russes qui viennent faire leurs études aux Etats-Unis mais c'est une bonne idée .. Pour ton frère ! Et sinon ne t'inquiète pas ... Même si on a pas mal d'attente, notre cas sera pas long. Et regarde les autres, ils viennent tous pour un petit bobo.

De plus, la salle se vidait assez vite. Je commençais à espérer ne pas rester là trop longtemps. Je regardais la pauvre Russe qui devait s'inquiéter pour son petit frère. Courage. Il n'y avait plus que cinq personnes devant nous. Et ils devait y avoir autant de médecins en fonction. Ca lait être bientôt notre tour. Je commençais à fatiguer, et surtout, j'avais froid. Rien que de penser à cette drogue que j'ai laissé dehors, je me sentais mal.

En regardant les alentours, je voyais plein d'affiches en rapport à la prévention de la drogue. Je n'avais pas encore remarqué que le centre se trouvait ici même. Une autre porte, fermée à cette heure, servait de point de rendez-vous entre un médecin et les addictes. Je n'y avais pas prêté attention. La solution à mon problème se trouvait peut-être non loin.


Dernière édition par Mathieu Descarmes le Mer 11 Mai 2016 - 15:11, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: Passage express à l'hôpital ! [Avec Saskia Tochka et Mathias, dans la Clinique Sud] [Terminé] [ROK]   Mer 4 Mai 2016 - 0:06

C'est blanc ou crème, c'est du pareil au même et ça remonte jusque dans les narines. Une odeur de désinfectant, de malades ou de crevés, les trois à la fois peut-être. La salle d'attente est pleine et la nuit continue de s'ébrouer pendant que le duo insouciant ne peut que, conformément au lieu où ils pourrissent, patienter. Toujours cette même répartie de Mathieu, cette même ironie grinçante, ce ton mordant qui ne demande qu'à s'échapper. Saskia se tait mais ne perd pas une miette du spectacle pendant que son esprit est tout ailleurs. Elle aurait mieux fait de rentrer directement chez elle ce soir, si tel était le cas, elle y serait déjà. Au lieu de cela, il avait fallu qu'elle succombe au manque. Même si cela lui avait permis une drôle de rencontre, cela ne valait pas ces heures d'attente en devenir insupportables. Elle s'assit sur un siège, jambes ramenées contre elle pendant qu'elle écoutait distraitement le junkie se plaindre à propos de sa main. Il avait au moins raison sur un point ; ce n'était pas beau à voir. De viande rouge, cela évoluait tendrement vers le statut de cadavre. La peau était rouge par ce trop de sang qui avait coulé, même si c'était désagréable à la vue, cela ne paraissait plus le faire souffrir tant que ça. Le premier choc était passé, le corps et la vie reprenaient leurs droits sur la souffrance.

La question concernant Avdeï la fit tiquer et émerger de sa sphère de repos. Il faisait chaud ici, elle était bien en cet instant. Elle se serait bien laissée gagner par le sommeil dans son ancienne vie. Même si ses yeux menaçaient de se fermer, la pauvre n'avait pas eu ses trois heures quotidiennes de repos, elle faisait face. C'était une ambiance étrange que celle-là, elle posa son regard brun sur les têtes environnantes, les dévisageant presque, pour essayer d'imaginer la cause de leur venue. Elle aurait même pu s'amuser à leur inventer une vie si le lieu dans lequel elle se trouvait n'était pas un hôpital, sanctuaire des maladies.

– Tant que je rentre avant le matin, ça ira. Sinon, c'est lui qui risque de s'inquiéter...


Pendant que Saskia faisait la belle auprès de Cassandre, son frère, lui, devait poser ses fesses sur les bancs de l'école. Voilà trois ans que la demoiselle ne s'était pas abaissée à pareille banalité. Trois longues années. Il fallait bien avouer que cela lui manquait, ce n'était pas pour rien si elle avait l'intention de reprendre ses études dès septembre. Il y avait encore du temps à tuer en attendant la rentrée prochaine.

Le comble était justement son mensonge concernant Avdeï. Bien sûr que les Russes optant pour un parcours scolaire aux Etats-Unis étaient rares. L'alphabet était différent, tout comme la langue, la culture et la perspective de passer une année ou plus loin de sa famille ne pouvait guère enchanter les lycéens. Déjà que les étudiants à l’université étaient réfractaires à partir aussi loin alors un gamin de quinze ans, il fallait imaginer...

– Je sais pas si c'est une bonne idée, il a encore un peu de mal à s'adapter, je crois... C'est que c'est nouveau pour lui, mine de rien ! Mais bon, il a l'air de s'en sortir plutôt bien. Il est au lycée du quartier Est, pas celui du quartier Sud, c'est la preuve qu'il se débrouille bien, non ?

Le lycée du quartier Est, celui qu'elle convoitait. Et ce dernier avait tout bonnement ouvert ses portes à son petit frère. Les bons résultats de Moscou l'avaient suivi jusqu'ici. Elle espérait un grand et bel avenir pour Avdeï, rien à voir avec elle. Mais il y avait du temps avant de parier sur l'avenir de l'un ou l'autre des adolescents.

– Et toi, ta famille ? Elle est restée en France pendant que tu es à Palema ?

Mais Mathieu était adulte, il était bien assez grand pour faire ce qu'il lui semblait juste. Même si cela signifiait se défoncer en pleine nuit devant une parfaite inconnue. Toutefois, elle ne pouvait oublier sa réaction soudaine et instinctive alors qu'elle avait évoqué l'existence de son petit frère. Peut-être se trompait-elle, après tout, ce n'était pas parce que Mathieu était Français que le reste de sa famille était restée dans ce pays inconnu à la demoiselle. Il suffisait de voir la famille Cartier qui s'était installée définitivement à Palema. Pour affaires, certes, mais l'idée restait la même.

Le cortège de malades continuait de défiler devant eux. Blouses blanches et patients occupaient un parfait contraste sous leurs yeux meurtris par la lumière du lieu. Le sol impeccable reflétait ces halos trop purs, plus meurtriers et plus efficaces que de la neige en plein hiver. Le temps serait encore un peu long avant que leur tour ne vienne.

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MessageSujet: Re: Passage express à l'hôpital ! [Avec Saskia Tochka et Mathias, dans la Clinique Sud] [Terminé] [ROK]   Mer 4 Mai 2016 - 17:46
Est-ce que nous allions rentrer avant le lendemain matin ? Pour moi la réponse était assez évidente .. Il devait être dans les trois heures du matin, et notre tour viendra bientôt.
Je répondais avec un signe de la tête réconfortant, exprimant que cela ne devrait pas poser de problèmes.
Sinon, à ce moment de la soirée, je me sentais assez bien. La douleur de ma main et mon manque présent se compensaient assez bien. Je n'avais, pour ainsi dire, presque pas de soucis avec le manque. Surtout qu'heureusement, j'avais consommé il y a peu. Je commençais enfin à oublier tout cela ... Enfin, pour combien de temps ? Les tremblements viennent et repartent si vite ce soir !
Alors je me concentrais, en espérant que tout ailler bien, et surtout, je priais pour que les médecins ne se rendent compte de rien.

Le temps se figeait à nouveau, les clients passaient les uns après les autres, la plupart d'entre eux s'endormaient avant d'être consultés. Certains, qui étaient sûrement venus pour des broutilles, repartaient chez eux. Ces gens n'ont définitivement rien à faire d'autre dans leur vie.
Je regardais ma main. Elle était vraiment laide, mais je pensais que lavée et cousue, elle serait déjà plus présentable. J'essayais de tortiller mes doigts. Avant, la douleur m'aurait saisi, mais là elle commençait à passer. Je pouvais enfin vérifier avec certitude si je m'en étais cassé un.
Alors en serrant les dents, j'exerçais une force. Rien que de les bouger, ma peau se tendait et les plaies semblaient empirer. Je n'insistais pas trop, de toute façon c'était évident, aucun os n'a été brisé. J'en étais content.

Suite à ma remarque, Saskia m'expliquait que son frère avait du mal à s'adapter. Quoi de plus normal. Mais ce qui était rassurant, c'était de le savoir dans une autre école que ce lycée du quartier sud. Dans toute la ville ce dernier avait une assez mauvaise réputation. J'étais assez content pour lui, je marquais ce sentiment par un bref sourire. Certains avaient plus de chance que d'autres. Dire que mon frère se trouvais placé dans un foyer.

- C'est vraiment cool ! Le lycée du quartier est est assez bien réputé en plus ! La moyenne est globalement assez bonne ... Alors que dans ce foutu lycée ...

Le nom de l'établissement m'échappait, pourtant, j'y avais fait ma scolarité. J'étais mauvais en cours, comme les autres, mais je m'accrochais. Ce soir là, je n'éprouvais aucune nostalgie de ce temps de misère et de galère, avec ma mère qui m'attendait chez nous le soir, avec sa fameuse bouteille de vin Français. Pfh !

Je m'attardais sur les clients, encore, il n'y avait rien d'autre à faire de toute façon. Ils avaient tous l'air si .. Bizarres ... On pouvait narrer une histoire sur eux rien qu'en détaillant leur look. Mais bon, ne juge pas sous peine d'être jugé, alors ...

Saskia me demanda un peu subitement si ma famille était restée en France. Sans le vouloir, elle avait provoqué chez moi un petit pincement au coeur. J'aurai préféré ce scénario, mais la vérité était toute autre. Je comptais lui en donner une petite partie, sans la dévoiler entièrement.

- Non ma mère était immigrée ici, et je suis né sur le sol américain. Si j'ai un accent c'est parce que ma mère en avait un très puissant. A côté d'elle je maîtrise la langue de Shakespear mieux que personne.

Je m'arrêtais un instant. J'allais entrer dans le sujet sensible alors ... Je me concentrais un peu, je devais doser mes paroles. En dire le moins possible, ne pas trop me dévoiler.

- Et j'ai un frère aussi ! Il se nomme Théophile ! Il a dix ans !

Je parlais avec ... Une certaine joie, embrumée par de profonds remords. Encore une fois je donnais l'impression d'être faible, mais cette séquence émotion s'interrompit rapidement.

- Alors, les prochains, c'est vous deux.

Je levais la tête. Mine de rien, un docteur était venu jusqu'à nous. Il avait un certain âge, mais on le sentait plein de fougue. Un vieil homme aux apparences bienveillantes.

- Ah, heu. Oui .. Oui c'est à nous.

Je me levais alors ... Il nous prenait tous les deux en consultation, en même temps. Il devait certainement penser que nos blessures étaient communes, ou que l'un accompagnait l'autre. Dans tous les cas, nous entrâmes tous les trois dans son petit cabinet. La civière était rouillée. Il me dit de m'asseoir dessus, et cette dernière poussait comme un cri de douleur quand j'étalais mon poids dessus.
Il voulait me voir en premier. Je pensais de plus en plus qu'il pensait que Saskia n'était pas une patiente. Et puis de nous deux, c'est moi qui aie la blessure la plus évidente.

Il se penchait sur ma main, remettant ses lunettes à sa place.

- Houlla ... Elle est vraiment vilaine cette plaie ! Et celle là aussi ... Bon...

Il se retourna un instant, avant de me montrer un coton et du désinfectant. Ce n'était pas l'alcool qui brûlait les plaies, non ... C'était ce produit immonde, rouge vif, qui donnait cette odeur si particulière aux hôpitaux.
Il tâtonnait ma main avec grande délicatesse, retirant le sang séché qui s'était incrusté à la peau. On ne voyait plus que les plaies maintenant. Il observa, puis interpella Saskia.

- Et vous mon enfant ? On m'a dit que vous aviez une horrible blessure au dos ... On verra ça après que je me sois occupé du jeune homme ...

Il finissait de laver mes plaies, et sorti les instruments de torture.

- Bon ! Vous vous en doutiez, il va falloir coudre tout ça. Madame, vous serez là pour tenir compagnie au jeune homme ! On sait tous nous sommes un peu plus douillets que vous, les femmes.

Douillets je ne sais pas. Mais je craignais franchement cette aiguille qui se dirigeait vers ma main. Il allait commencer par la plus grosse plaie, celle qui débute au niveau du pouce et qui termine sa course sur mon poignet.

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MessageSujet: Re: Passage express à l'hôpital ! [Avec Saskia Tochka et Mathias, dans la Clinique Sud] [Terminé] [ROK]   Jeu 5 Mai 2016 - 0:16

Ce foutu lycée que Saskia fuyait à tout prix. Ce n'était pas pour rien si elle s'était décidée à faire des efforts et s'améliorer de manière à être acceptée au lycée du quartier Est plutôt qu'à celui du quartier Sud. Elle souhaitait étudier dans un lieu agréable, rien à voir avec l'ambiance générale qui se dégageait de l'établissement du quartier dans lequel elle vivait actuellement.

Elle écouta les réponses de Mathieu. Pour une fois que c'était elle qui posait les questions et non pas l'inverse, cela faisait du bien. Après tout, tout le monde n'avait pas une histoire similaire à la sienne, elle quittant son pays d'origine pour les Etats-Unis. Celle de Mathieu paraissait bien plus tranquille et pourtant cela ne l'avait pas empêché de sombrer à son tour dans la drogue. Au moins comprenait-elle un peu mieux la raison subite de son engouement précédent pour son petit frère ; lui aussi en possédait un. Mais avec une différence d'âge bien plus marquée qu'entre Avdeï et elle, c'était la première chose qu'elle remarqua. Au moins dix ans, si ce n'était plus. Un remariage de sa mère, peut-être ? Elle nota le nom du garçon, Théophile, dans un tréfonds de sa tête. Cela sonnait aussi français que Mathieu – ou Mathias – il était vrai.

– C'est pas trop compliqué le dialogue entre lui et toi ? Je dis ça par rapport à la différence d'âge... Déjà qu'avec mon frère, j'ai l'impression qu'on n'ait pas toujours sur la même longueur d'ondes alors entre toi et lui...

Elle avait conscience de piétiner un peu le jardin secret de Mathieu. Cela ne la regardait pas, après tout. Comme pour lui donner raison, une blouse blanche sortit de l'ombre pour les entraîner à l'écart et procéder à la consultation. L'homme était professionnel, bien moins penché dans l'humour noir que l'infirmier qui les avait emmenés jusqu'ici. Alors que le dos meurtri de Saskia n'attendait que des soins, ce fut la main ensanglantée, bien plus impressionnante, qui obtint les attentions de ce docteur. Elle était bien heureuse de ne pas avoir eu à recoudre cette plaie et remerciait mentalement Mathieu et sa bonne idée que d'avoir prévenu les secours. Il avait ainsi fait d'une pierre deux coups, lui évitant une nuit ponctuée de fièvres et de tremblements suite aux traits de son dos et empêchant toute boucherie improvisée sur sa paume de la part de la Russe. Alors que l'homme se dirigeait vers son nécessaire de soin, la demoiselle se rapprocha de Mathieu pour lui glisser furtivement à l'oreille :

– Je préfère que ça soit lui qui te recouse plutôt que moi... Je suis pas sûre que j'aurais eu le même résultat que lui !

Elle ne connaissait rien à la médecine. Elle n'avait jamais cherché à en apprendre grand chose, d'ailleurs. Ce champ d'horizon ne l'avait jamais intéressée, alors qu'elle était sur le point de reprendre ses études au lycée, à aucun moment elle ne se projetait dans une filière médicale une fois arrivée à l’université. Si elle y parvenait un jour.

Docilement, elle s'installa non loin de Mathieu tout en laissant une marche de manœuvre et toute la place nécessaire au docteur pour réaliser les soins nécessaires. Dans son ombre, elle observait chacun de ses gestes avec attention pour, peut-être, un jour, les répéter à l'identique si la situation virait à l'urgence et l'exigeait. La vie de Seraph se composait de ses multiples imprévus aussi déroutants qu'énervants. Débarrassée de son sang, la main de Mathieu était déjà moins horrible à regarder, plus propre qu’auparavant. Elle avait perdu son allure de viande chaude dégoûtante et écœurante.

– Ça va piquer un peu.

Et l'aiguille, pareille à un fin moustique, s'enfonça dans la chair pour ressortir aussitôt, sans se soucier d'une quelconque gêne du patient, fidèle au doigté expert de l'homme qui la maîtrisait. La peau se pliait face à ce dard nouveau qui ne cessait d'aller et venir, sans aucune hésitation, montrant le bout de sa tête pour replonger aussitôt. Saskia ignorait si cela faisait mal ou non et espérait ne pas devoir faire face à ces mêmes points de sutures une fois que son tour viendra. Elle aurait mieux fait de s'en remettre aux soigneurs du QG, au moins n'aurait-elle pas eu à endurer la courte et vive douleur qui risquait de s'emparer d'elle le temps des soins et qui devait sans nul doute chatouiller légèrement Mathieu en cet instant.

Six points de suture plus tard, la main de Mathieu se portait déjà au mieux. L'homme coupa le fil avant de reposer enfin ses instruments de torture, un sourire figé pareil à un clown triste sur ses lèvres. Il baissa le regard vers son œuvre, aussi fier et ému qu'un artiste ayant donné naissance à un tableau composé de fils et de chairs. Il tourna son regard vers Saskia, ses lèvres remuèrent pour lui annoncer qu'il était grand temps pour elle d'entrer en piste.

– Là, à la dame maintenant. Enlevez votre haut, je vous prie.

La Moscovite s'exécuta. Cela faisait longtemps que la notion de pudeur avait disparu de son vocabulaire, aussi n'hésita-t-elle pas, se déshabillant devant Mathieu, dos à ce dernier et au docteur qui pouvait examiner avec attention la plaie uniquement barrée par la lanière de son soutien-gorge. L'homme paraissait perplexe face à cette blessure. Du sang avait déjà séché sur sa peau et la strie, pareille à une griffure, balayant son dos de haut en bas. L'homme se pinça la lèvre inférieure avant de se tourner vers ses autres instruments de torture.

– On oublie le fil pour vous, ça sera les agrafes. Avec une anesthésie locale en plus !

– Ça fera moins mal que pour Mathieu alors ?
– Vous ne sentirez absolument rien, rassurez-vous. Il est normal que les dames aient droit à un traitement de faveur, non ?

Il n'y avait pas de traitement de faveur qui tienne en vérité, si les rôles s'étaient inversés, si Mathieu avait hérité de la blessure de Saskia et elle de la sienne, alors lui aurait échappé aux points de sutures pendant qu'elle aurait évité la paix de l’anesthésie locale.
L'homme s'attela à sa tâche sans perde avantage de temps. D'autres patients attendaient sûrement après ces deux-là.

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MessageSujet: Re: Passage express à l'hôpital ! [Avec Saskia Tochka et Mathias, dans la Clinique Sud] [Terminé] [ROK]   Ven 6 Mai 2016 - 12:09
La minutes où il m'avait charcuté la main était l'une des plus pénible de ma vie. Je suis assez sensible, la douleur, je la supporte très mal. L'aiguille me piquait horriblement, et le fil tendait ma peau à vif pour la faire refermer sur elle-même.
Ce médecin était, par contre, assez délicat. Il tenait ma main doucement avec celle qui ne tenait pas l'aiguille. En effet la vue de cette dernière m'ayant légèrement fait paniquer, je me suis mis à trembler à nouveau. J'étais à fleur de peau ces derniers jours.

Enfin, il me piquait une dernière fois. Je n'ai pas compté le nombre de points de suture, et je même si le médecin l'avait dit, je ne l'écoutais pas de toute façon. J'étais trop gêné, de le voir tenir ma main pour effectuer l'opération.

Le tour de Saskia venait. Le docteur lui demandait de retirer son haut, et elle n'hésita pas. Ainsi je vis à nouveau sa plaie. Elle avait l'air particulièrement large ... C'était vraiment étrange. En regardant de plus près, ça ne ressemblait pas à coup de couteau, ni même de lame d'ailleurs. On aurait dit que sa peau était arrachée, comme si elle s'était coincée dans un fer barbelé. La vue de la blessure me mettait mal à l'aise ... Et quand le médecin nous parlait agrafes, je décidais, sans hésiter, d'attendre Saskia devant la salle. J'en étais désolé pour elle, mais je ne pouvais pas assister à un tel spectacle.

- Saskia ... Désolé, ça te dérange si je t'attend devant ?

Ca réponse n'allait pas changer le fait que je nous pouvais pas supporter ça. Je prenais alors la porte, et m'installais sur la chaise la plus proche. Je redécouvrais cet univers blanchâtre, cette odeur désagréable et ces gens si particuliers. Il n'y avait pas de nouveaux arrivants. L'heure n'était plus aux blessures, ça se voyait, la ville dormait. Je regardais l'heure sur mon portable. Trois heures, et quarante-deux minutes. Tout allait bien, elle allait être à l'heure pour ce matin. Moi ? Je n'avais pas d'heure pour rentrer. J'en avais plus. Je savais juste que le lendemain, je n'allais pas consommer. Ni les trois prochains jours, si je veux tenir encore un minimum financièrement.

Les minutes passèrent, pendant lesquelles je voyais ces patients impatients. Ils fixaient la porte, ils sauteraient dessus dès que Saskia la franchira. Surtout que la plupart viennent pour de la fièvre, ou des conneries du genre. Seulement, ce fut le médecin qui ouvrait la porte.

Monsieur, j'aimerai vous parler quelques minutes ... Et seul s'il vous plais.

Je voyais Saskia derrière lui. Ils avaient sûrement fini. Je venais vers elle, demandant au médecin d'attendre deux minutes.

- Saskia, je crois que je sais pourquoi il veut me parler. Tu peux rentrer chez toi si tu veux. Mais attends .. Je vais te donner mon numéro.

Je sortais à nouveau mon portable, et regardais dans la liste des contacts. Il y avait mon propre numéro, que j'oubliais tout le temps. Je le citais à Saskia. Ensuite, j'entrais dans la salle, sans elle. Est-ce qu'elle allait m'attendre ? J'espérais que non quelque part, son frère l'attendait peut-être encore.

- Alors .. Monsieur, je vais être assez bref.

Il n'avait pas besoin de tourner autours du pot de toute façon. Blablalba, accouches !

- Je serai un mauvais médecin si je n'avais pas remarqué votre problème de dépendance. Alors, évidemment, je ne fais pas ce speach à tout le monde, mais vous avez l'air d'avoir la tête sur les épaules alors ...

Il se retourna, et me tendis un prospectus. Un centre d'aide visiblement pour toutes les dépendances.

- Des collègues travaillent parfois jour et nuit pour aider les gens dans votre cas. Ils sont très professionnels, et surtout, ils sont très humains. Ca fait du bien de voir des gens ouverts, surtout quand on a ce genre de problèmes. Ces aides sont proposées dans le quartier Est de la ville.

Je prenais ce qu'il m'avait tendu. Un prospectus orange, sur lequel était écrit en gros "Need help ? [numéro]". J'avais comme un haut le coeur. Est-ce que j'allais composer ce numéro un jour ? Peut-être que oui, ou peut-être que non ... La raison ? La honte. J'avais honte de moi. Si je devais m'en sortir, ce serait seul. Sauf que ça amoindrit mes chances de réussir.

- Merci docteur. Dis-je simplement en plaçant ce bout de papier cartonné dans ma poche. Je pensais le garder.

Le médecin me tendit la main, un poignée s'en suivit. Et ensuite, il se dirigea vers la porte et l'ouvrit. Saskia était-elle partie ?

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MessageSujet: Re: Passage express à l'hôpital ! [Avec Saskia Tochka et Mathias, dans la Clinique Sud] [Terminé] [ROK]   Mar 10 Mai 2016 - 13:11

La demoiselle fit un grand et large non d'un mouvement de tête alors que Mathieu s'éclipsait déjà en direction de la sortie. En silence, elle laissa le médecin prendre soin de sa blessure et tenter de la faire disparaître tant bien que mal. Il désinfecta le tout d'abord avant de se saisir d'un instrument presque aussi barbare que le fil et l'aiguille utilisés précédemment pour le garçon. Ici, il était question d’agrafes. Une piqûre dans son dos et elle ne sentirait plus rien, mais elle ne cessait de s'inquiéter face à ces horreurs qui allaient perforer son dos pour l'aider à cicatriser. Elle inspira profondément, davantage pour se donner du courage dans cette nouvelle épreuve, sentit le dard de la seringue se déposer sur sa peau avant de laisser le docteur s'affairer. Elle était bien contente de ne pas pouvoir voir ses gestes, elle avait l’impression de n'être qu'un ramassis de feuilles volantes qu'il fallait réunir. Au moins cela fut vite terminé, elle se sentait soulagée désormais. Se faire blesser par une Ombre, vraiment ! Quelle stupidité !

La demoiselle se rhabilla, se préparant à sortir alors que le docteur souhaitait parler en seul à seul avec Mathieu. Elle sortit, enregistra le numéro du junkie dans son portable – parce que boulot oblige et salaire permet, l'absence de portable avait suffisamment fait son temps à Palema – et rangea l'appareil dans la poche de son pantalon. Elle laissa Mathieu en tête à tête avec la blouse blanche. Certes, elle aurait pu rentrer mais elle avait encore envie de lui parler un peu. Elle n'oubliait pas que Mathieu avait un petit frère, tout comme elle, elle n'oubliait pas non plus qu'avant d’accueillir Avdeï chez elle, elle avait tout fait pour s'éloigner le plus possible de ces merdes qu'elle prenait autrefois et auxquelles carburant Mathieu.
Enfin, ce dernier sortit, un drôle de prospectus aux couleurs criardes dans la main. La Russe ne s'attarda pas dessus mais il y avait fort à parier pour que le docteur ait légèrement sermonné Mathieu concernant son addiction et tenté de le guider vers un centre de désintoxication.

– Je crois savoir ce que la blouse blanche t'a plus ou moins dit… Je sais pas trop ce que tu en penses mais moi, ce qui m'avait poussé à décrocher, ben c'était mon petit frère… Tu crois vraiment que je l'aurais accueilli chez moi alors que je me défonçais toutes les semaines y a encore l'an dernier ? Non…


Elle ignorait quel impact auraient ses mots sur Mathieu. Peut-être n'en aurait-il rien à faire, aussi avait-elle préféré partir sur un sujet commun ; la présence de leurs petits frères. S'il ne pouvait pas décrocher uniquement pour lui, peut-être arriverait-il à quelque chose en faisant cela pour Théophile ?

– Enfin voilà… J'espère qu'on se reverra vite… Sans banc à exploser ! rigola-t-elle, et en plein jour aussi et… Sans toutes ces saloperies, de préférence.

Elle avait été sérieuse pour la fin de sa phrase. Cela s'adressait autant à Mathieu qu'à elle-même. Elle n'oubliait pas qu'elle avait failli craquer, cette nuit. Si elle y réfléchissait bien, sans la présence de Mathieu, elle aurait sûrement fini par faire une connerie monumentale.

Invité
MessageSujet: Re: Passage express à l'hôpital ! [Avec Saskia Tochka et Mathias, dans la Clinique Sud] [Terminé] [ROK]   Mer 11 Mai 2016 - 14:07
Saskia était restée. Elle avait du attendre quelques minutes, pendant que le médecin me conseillait gentiment de prendre une voie plus sage. Je n'étais pas en colère contre lui, je l'aurai été il y a quelques mois. Je suis têtu, je veux toujours m'en sortir seul, et je pensais vraiment vaincre la drogue à la seule force de ma volonté.
Mais à cet instant, j'avais connu un nombre incroyable d'échecs, j'avais pris conscience que ces produits étaient plus forts que mon corps, et que mon corps était plus fort que moi.

Je m'avançais alors vers elle, après avoir remercié le docteur. Je voyais son regard, je savais déjà ce qu'elle allait dire. Avec son accent, elle paraissait encore plus brute dans ses propos. Je réceptionna cependant la remarque.

- Je n'accueillerai jamais mon petit frère non plus dans cet état ... Tu as deviné que je n'avais pas sa garde ... Et c'est pas plus mal comme ça. Seulement ... J'y arrive vraiment pas ...

Je respirais un grand coup. Mon petit frère me manquait terriblement. Cela faisait quelques semaines que je ne l'avais pas vu, et je n'avais droit de lui rendre visite qu'une seule fois par mois ... Pendant quelques heures seulement. Cinq, en général.
Un terrible vide m'avait envahi, comme si tout mon esprit s'échappait. Je gardais quand même contact avec le monde "réel".

- J'espère aussi qu'on va se revoir ... Généralement je me ressaisi deux fois par mois. Alors dans deux semaines, est-ce que cela t'irait ? Je te donnerai mon adresse par sms, j'habite dans une rue relativement calme du quartier sud. Je t'inviterai à boire une bière ! Garanti sans "conneries", comme tu dis !

Quel merveilleux poète je faisais, enchaîner trois rimes de suite, c'était merveilleux ! Enfin .. Bref !
Je me dirigeais avec Saskia vers la sortie. Pour rentrer chez nous, nous allions certainement prendre deux chemins différents.
L'air frais remplissait à nouveau mes poumons. J'avais fait une curieuse rencontre ce soir. Mais sans cela, j'aurai frôlé l'overdose pendant la nuit. Je pouvais la remercier. Pour une fois, le hasard m'avait réservé une excellente surprise. Je ne pouvais qu'en être heureux. Nos chemins allaient se séparer. Je le reverrai, j'en étais persuadé.

- Envoie moi un message, que je puisse avoir ton numéro ... Je te recontacte demain ... Là j'ai besoin de dormir ...

Invité
MessageSujet: Re: Passage express à l'hôpital ! [Avec Saskia Tochka et Mathias, dans la Clinique Sud] [Terminé] [ROK]   Mer 11 Mai 2016 - 14:56

Saskia n'avait rien deviné du tout. Elle n'avait fait qu'une brève analogie entre Mathieu et elle-même, elle ne pensait pas viser juste en jetant cette bouteille à la mer. Mathieu était grand mais vu la différence d'âge, il était tout naturel que cela soit sa mère qui s'occupe de Théophile. À moins que sa matriarche ne soit plus en vie ? Le quartier Sud avait son lot d'orphelins aussi ne devait-elle pas réfuter cette idée. En attendant, elle se trouvait quelques points communs avec ce grand dadais et cela lui faisait du mal de le reconnaître. Mathieu, c'était elle il y a un an encore à peine. Mais elle avait eu la chance de croiser la route de la créature blanche et, en plus de la volonté de Saskia pour arrêter la défonce, elle avait pu obtenir près d'elle son petit frère. Son regard fixait sur le prospectus fluo que le junkie tenait entre ses mains. Elle ignorait s'il avait déjà tenté d'arrêter par ce moyen mais peut-être serait-ce une bonne porte de sortie ?

– T'as p'têt la solution pour arrêter entre les mains ? Va savoir.


Elle ignorait si ces centres fonctionnaient, elle n'y avait jamais mis les pieds. Elle se doutait que ce n'était pas une décision facile à prendre. Aller dans un centre de ce type, c'était se mettre à nu face à soi-même, être seul avec notre dépendance et devoir l'affronter sans autre porte de sortie que la libération. C'était un long chemin, abrupt et dangereux, où chaque pas devait être réfléchi pour ne pas être fatal et reconduire vers la drogue. Elle ignorait si elle aurait eu le courage et la patience de s'enfermer dans ce type de huis-clos, ce n'était pas à elle de décider pour Mathieu, ni aux médecins mais à lui-seul.

– Va pour la bière, sourit-elle, ça me changera de la vodka !

Saskia connaissait les clichés propres aux Russes et aimait en jouer. Elle ne buvait que rarement, ce pays faisait tout pour empêcher les mineurs de se désaltérer avec une seule goutte d'alcool. La croyance populaire pourrait faire croire qu'avoir un bon ami barman pouvait aider pour boire à l’œil mais pas du tout. Ce cher Howard tenait à conserver sa licence et refusait catégoriquement de lui servir autre chose que des sodas ou des menthe à l'eau alors qu'il savait pertinemment qu'elle tenait l'alcool aussi bien qu'un camionneur effronté.

Elle sortit à nouveau son portable pour envoyer n bref message à Mathieu et qu'ainsi il puisse avoir son numéro. C'était toujours plus simple avec cette technologie qu'auparavant, lorsqu'elle se débrouillait sans téléphone. Le sms parti, elle rangea son cellulaire bien au chaud dans la poche de son pantalon. Le froid les accueillit tous deux. Elle ignorait de quel côté Mathieu allait se rendre mais il y avait peu de chance pour qu'ils vivent au même endroit.

– À dans deux semaines alors !

Et elle s'éloigna dans l'obscurité de la nuit. C'était une nuit étrange que celle-ci, elle réussirait bien à dormir plus que d'ordinaire pour laisser à sa blessure un peu de répit, ainsi qu'à son esprit.

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MessageSujet: Re: Passage express à l'hôpital ! [Avec Saskia Tochka et Mathias, dans la Clinique Sud] [Terminé] [ROK]   
 Passage express à l'hôpital ! [Avec Saskia Tochka et Mathias, dans la Clinique Sud] [Terminé] [ROK]
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